Archive pour la catégorie ‘Véronique Bouchard’
Preparation du départ
Le temps passe si vite… Je me sens comme si ca ne faisait qu’un mois que je suis au Guatemala et pourtant, je suis à mon quatrième mois de stage. Je commence déjà a préparer mon départ de l’organisme auprès duquel je travaille. Je donne, depuis janvier dernier, 4 heures de formation d’économie solidaire par semaines à deux groupe de jeunes. Je suis très attachée à eux et je sens qu’eux aussi, sont très attachés à moi. Demain, nous vivrons notre dernière rencontre et pour l’occasion, je leur ai préparé une sortie!
Nous allons visiter une entreprise d’économie solidaire, un petit café dans le centre historique de la capitale où les employés sont des jeunes en réinsertion et où le café vendu porte le label commerce équitable (très rare au Guatemala). Ce sera l’occasion pour nous tous de profiter d’un moment de divertissement et je trouvais que ca clôturait très bien le programme de formation, d’autant plus que la directrice générale a accepté de nous faire une présentation de son entreprise, wow!
Mon travail auprès de Grupo Ceiba se terminera le 15 mai. Cela me laisse trois semaines pour finaliser la deuxième section de mon mandat qui consistait à dessiner, réaliser et analyser les résultats d’un sondage concernant les besoins et les intérêts des jeunes en matière d’informatique. Les 160 sondages ont été distribués dans les différents centres éducatifs de la capitale. Je suis actuellement en train de récolterles données pour pouvoir rédiger un rapport d’analyse aux directeurs de l’organisation et du programme d’Entreprise Éducative.
J’espère avoir le temps de réaliser cette dernière tàche mais je vois passer le temps a toute vitesse et j’engoisse alors je vais me remettre au travail immédiatement!
Au plaisir,
Véronique
Inauguration et Forum d’économie solidaire
Décidément, la tension aura été a son maximum jusqu’à la toute fin… L’inauguration a bel et bien eu lieu le 25 mars dernier mais ce ne fut pas de tout repos. Par chance, nous formons une équipe très performante sous pression alors nous avons pu sauver l’événement. Je vous rappelle les dernières nouvelles : Puisque l’organisation n’avait pas les fonds nécessaires pour parrainer l’événement de conscientisation au thème d’économie solidaire que je devais organiser, ce dernier a été jumelé à l’inauguration du parc de services technologique (l’endroit où les jeunes étudient). Puisque l’inauguration faisait partie du plan de travail développé par le BID (Banco Interamericano de Desarrollo) un budget de 2000$US devait nous être attribué. Cependant, pour recevoir ces sous, il faut respecter un processus complexe et surtout… lent. Manuel, le coordonateur en chef est responsable de tout ce qui a rapport au BID, c’est donc lui-même qui s’est chargé de remplir les documents à présenter.
Je dois avouer que les délais étaient très courts, et cela est en grande partie notre responsabilité, à l’interne. Le plan et l’agenda de l’inauguration devaient être acceptés par le BIB avant que nous commencions les préparatifs officiels de l’activité. Par chance, les collègues de travails avaient pris de l’avance quant aux estimations pour les achats à faire. Le plan s’est promené d’une personne a l’autre (directeurs, secrétaires, coordonateur, etc.) pendant environ deux semaines avant que tous un chacun soit satisfait de la présentation et des informations qui y figuraient. Ce qui fait que nous avons reçu l’autorisation du BID concernant le plan le 11 mars, exactement 11 jours de travail avant le jour J. (Incroyable mais vrai!)
Personnellement, je pensais que suite à l’approbation du plan de travail, nous aurions accès aux fonds attribués… non, ca aurait été trop facile! Le BID exige 3 estimations de trois entreprises différentes pour chaque achat et location et laissez-mois vous dire que la liste était longue : chaise, équipement sonore, lunch, arrangements floraux, impression des invitations, enveloppes, appels téléphoniques, chemises, plaque commémorative, ruban, transport et repas des invités, etc. Comme le temps nous manquait et que certaines informations étaient impossibles à trouver, nous avons envoyé ce que nous avions et pour les décorations et les frais des invités, nous avons inscrit le montant sans joindre d’estimation.
Mon rôle était de superviser toute l’organisation de la journée et puisque je devais moi-même présenter le thème d’économie solidaire, je devais être certaine que tout se passerait bien parce que le jour J, je devais être assise à l’avant avec le directeur général et la représentante du BID. J’ai formé un comité d’organisation et j’ai réalisé la première réunion avec eux vendredi le 13. L’organisation entière de l’événement devait se réaliser en jours. (encore incroyable mais vrai!) La délégation des tâches s’est très bien passé et tous se sont sentis concernés et ont donné le maximum d’eux même. Manuel était toujours en attente de l’autorisation et du versement du financement de la journée par le BID. Nous avons dû envoyer les invitations et imprimer les documents sans même savoir si nous aurions de quoi payer, quel stress!
La réponse du BID est arrivée vendredi le 20 mars à 18h45. Ce fut un NON. À trois jours de l’activité, nous avons su que le financement n’était pas autorisé. (Toujours incroyable mais vrai!) La raison : les estimations manquantes. On nous a donné jusqu’au samedi midi pour envoyer les documents supplémentaires et ainsi avoir une chance que soient débloqués les fonds. C’est ainsi que samedi matin à 7h30, 7 personnes du comité étaient présentes au travail pour tenter de remplir les exigences du BID. À 13h30, tous les documents scannés étaient joints à une lettre signée du directeur général, mission accomplie! J’avais préparé un bœuf aux légumes la veille que nous avons dégusté tous ensemble avec satisfaction avant de quitter le bureau. Bravo à toute l’équipe!
J’ai réalisé le samedi après-midi que j’avais mis énormément d’énergie dans la planification de la journée et la coordination de l’équipe et que j’avais quasi oublié la préparation de ma présentation. Selon l’agenda de l’activité, 30 minutes m’étaient accordés pour exposer le concept d’économie solidaire et je devais ensuite animer une plénière d’une heure sur le même thème. J’ai donc travaillé à ma présentation dimanche le 22 mars toute la journée. Le lundi et mardi furent également des journées de fou, évidemment! Mais toute l’équipe était mobilisée et les jeunes furent particulièrement coopératifs au moment de faire le ménage des lieux. La réponse finale et officielle du BID nous est parvenue mardi le 24 mars à 10h30. Quelle folie, jusqu’au dernier moment, nous avons dû être prêts à tout annuler!
L’événement en soit fut… un véritable succès! La salle était comble et les invités étaient de marque : directeurs d’entreprises et d’organisations, représentant de différents ministères, Police National, Croix Rouge, BID, CECI, etc. L’agenda du jour a été quasi respecté a l’exception du directeur général qui a tardé un peu dans son discours, ce qui est plutôt normal! Ma présentation était professionnelle et je n’ai pas cherché mes mots malgré le stress et la fatigue des derniers jours. J’ai initié la plénière avec une question de sorte à favoriser la discussion et de nombreuses mains se sont levés. Le public a très bien participé et tous se sont sentis concerné par les valeurs de l’économie solidaire. J’ai l’impression que ce ne sera pas le dernier événement sur ce sujet! J’ai finalement dû dire a un certain moment que nous devions prendre une dernière intervention avant de continuer notre programmation, le temps filait a toute allure! J’étais surprise de ce niveau de participation parce qu’on m’avait préparé au pire : peu d’écoute, peu d’attention, arrivées en retards, gens qui confirment et qui ne viennent pas, gens qui viennent et qui partent avant la fin, etc. Pourtant, ce ne fut pas le cas (même le directeur fut impressionné!) Ce sont de bons indicateurs du succès de notre activité!
Lors de la dernière rencontre du comité, l’évaluation de l’inauguration, nous étions tous unanime : Un succès sur toute la ligne! Compte tenu de la pression que nous avions avec le BID, compte tenu du temps que nous avions pour organiser l’ensemble des préparatifs, lorsque j’y pense aujourd’hui, je n’arrive toujours pas a croire que tout ce soit déroulé si bien! Je ne savais pas que je pouvais organiser un événement de cette ampleur mais finalement, avec l’aide de toute mon équipe, nous avons pu vivre une journée inoubliable!
V-ronic
Nouvelles du Guatemala
Je suis bien contente de voir que je partage maintenant le blog avec Rachel qui commence son stage au Costa Rica. Je lui souhaite beaucoup de succès dans son projet et je suivrais attentivement, comme plusieurs autres, ses traces.
Pour ce qui est de mon projet, je dois dire que la semaine qui se termine ne fut pas des plus satisfaisantes… Tout d’abord, lorsque je suis arrivée au travail lundi matin, on m’a appris que mon ordi avait planté. Cela signifie que le travail que j’ai fait depuis mon arrivée ici a disparu, effacé, perdu.
Je ne peux pas dire que je n’ais pas ressentie une vague de découragement. En fait, ce fut plus qu’une vague, j’étais triste! Mais ce sont des choses qui arrivent n’est ce pas, il faut se relever les manches et continuer. C’est donc ce que j’ai fait. Évidemment, il y a des choses que je ne pourrai refaire. Par exemple, j’avais fais des rechercher approfondies sur le thème de l’économie solidaire dans le but de laisser ici une banque de donnée complète, je n’ai malheureusement pas le temps de reprendre de travail.
Je dirais que cet événement m’oblige à planifier davantage mon temps. Je me retrouve dans une situation où il y a plus à faire qu’il y a de temps pour le faire. Je dois donc établir un ordre de priorité pour ne pas me perdre sous la montagne de travail!
Point positif #1 : Le sondage était imprimé, fiou! J’ai donc pu aller le porter pour qu’il soit photocopié. J’ai maintenant les 160 copies qui doivent être distribuées dans les 4 quartiers sélectionnés. Je devais voyager avec Marco, le directeur de l’Entreprise Éducative mais il a eu un empêchement alors je suis toujours en attente sur ce dossier.
Point positif #2 : Mon dossier de formation était enregistré sur ma clé USB, refiou! Je peux donc continuer à travailler avec les jeunes deux fois par semaine. Je leur ai donné un examen cette semaine!!! Je crois que je ne me souvenais plus la sensation que nous procure l’information « un examen ». C’est l’une des première fois où je me retrouve de l’autre côté de la table, avec les feuille en main! Quelle sensation!!! Sans rire, ils étaient tous bien anxieux mais finalement, je suis très fière d’eux, l’ensemble des étudiants comprennent bien les concepts que je leur enseigne.
La journée porte ouverte a encore changé de date! Les directeurs ont réalisés que 3 semaine, ce n’est pas assez pour préparer l’ensemble de la journée : invitations, repas, logistique, discours, etc. C’est ainsi que nous avons reporté l’activité à ma dernière semaine de stage soit, mercredi le 25 mars 2009.
J’ai commencé mes préparatifs pour la journée entre autre, le blog. Puisque je suis en charge de présenter le concept d’économie solidaire, j’ai cru bon d’élaborer un blog qui soit une plateforme de discussion sur le sujet. Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’information dessus car, il ne faut pas l’oublier, j’ai perdu tous mes dossiers! Mais je vais en ajouter peu a peu jusqu’au 25 mars. J’aimerais que le blog soit bilingue c’est pourquoi vous y trouverez des liens en français. Il n’a a cependant actuellement pas de texte en français, ca viendra. Voici l’adresse si vous voulez aller voir : www.esgrupoceiba.wordpress.com
Au plaisir,
V-ro
Journée porte ouverte
J’ai fait part de mes inquiétudes au directeur de l’entreprise éducative. Il comprenait mon point de vue et pour cette raison, nous avons cherché ensemble une solution. Nous en avons finalement trouvé une. L’organisation Grupo Ceiba est parrainée par le BID (banco interamericano de desarrollo). Ce sont leur principal bailleur de fond. Puisqu’ils viennent d’emménager dans de nouveaux locaux et de commencer un nouveau semestre, le BID leur accorde un budget spécial pour une journée d’inauguration. C’est ainsi que nous allons simplement faire d’une pierre deux coup en jumelant les deux activités. Il s’agit maintenant de reconfigurer la journée pour s’assurer que le programme convient toujours aux invités.
Je me suis assise une demi-journée avec le responsable de l’organisation de cet événement et nous avons mis en commun nos idées. Le plus difficile sera certainement de jumelé le genre de public que nous avions cernés individuellement. Personnellement, ca me semble peu propice de réunir ensemble des représentants du gouvernement, des bailleurs de fond, des leaders communautaires et les parents des jeunes que nous accueillons. Comme nous devons faire l’événement très formel, en raison de la présence des bailleurs de fond, les parents et les leaders communautaires risquent d’être intimidés. Finalement, malgré quelques ajustements et quelques différences de point de vue, je pense que nous pourrons trouver un terrain d’entente entre les deux objectifs prévus.
Doutes
En cette quatrième semaine de stage, je commence à avoir des doutes sur la faisabilité de mon mandat… J’ai remis la semaine dernière la version finale du sondage qui devait être imprimée en 50 copies pour commencer à tester son utilité. Quelques jours plus tard, sans nouvelle, je demande au directeur ce qui se passe avec le sondage. Apparemment mal à l’aise il me dit qu’il ne trouve pas les fonds nécessaires pour envoyer le sondage à l’impression… et me demande de la financer en précisant qu’il s’agit que d’une vingtaine de dollars. J’accepte.
C’est alors que je me mets à réfléchir à la journée porte ouverte, à laquelle j’ai déjà mis beaucoup d’énergie. S’il s n’ont pas les sous nécessaires pour imprimer 50 feuilles comment pourront-ils financer la mise sur pied de la journée porte ouverte. Me demanderont-ils de la financer, elle-aussi? Même s’il le faisait, je ne peux supporter toute seule les frais qu’occasionnent ce genre d’événement. De plus, serait-ce les aider que de leur « donner » une journée porte ouverte qu’ils ne seront pas en mesure de s’approprier et de répéter au besoin. J’en doute…
Je me remets un peu en question. Le but du stage, la finalité souhaitée, les mandats attribués, leur potentiel de faisabilité, leur degré de « durabilité ». Bien que je rende un service concret, je doute de la réalisation de l’ensemble de mon mandat. Je ne veux pas perdre mon enthousiasme mais je suis plus terre-à-terre qu’à mon arrivée. « C’est une phase normale » vous me direz et vous avez entièrement raison mais ne voudrait-on pas toujours rester sur notre nuage?
C’est ainsi qu’aujourd’hui, près d’un mois après mon entrée à Grupo Ceiba, ayant réalisé les forces et les difficultés de l’organisme, je demeure optimiste mais je m’autorise maintenant une certaine réserve. Les ambitions sont souvent plus grandes que les portefeuilles. C’est une réalité partout qui est encore plus visible dans les pays en développement.
Réaliserons-nous une journée porte ouverte? L’avenir nous le dira!
V-ro