Archive pour la catégorie ‘Nicholas Clermont’
2 février 2009
Ça fait maintenant près de 1 mois que je travaille avec l’organisation et j’aimerais profiter du moment pour partager quelques réflexions concernant mes attentes face à mon stage. ISF est notamment reconnu pour l’effort mis sur le développement professionnel des ses membres. Particulièrement les membres des différents comités exécutifs des sections qui sont soumis à des formations rigoureuses. Les sujets abordés vont de la facilitation, passant par la planification pour se terminer par le leadership et la motivation. Ainsi, il existe au sein de l’organisation une très forte culture de leadership et de développement personnel. Étant membre de l’organisation depuis 2004, j’ai trempé dans ce milieu et j’ai développé un intérêt particulier pour développer mes compétences.
J’ai donc entremis mon stage en espérant pouvoir être mis en contact avec le nec plus ultra des techniques de leadership et de planification et j’espérais pouvoir apprendre considérablement. Je désirais notamment peaufiner quelques techniques de leadership et mettre à l’épreuve mes compétences.
Or, c’est à ma grande surprise que je remarque à quel point mes attentes face au Bureau national sont loin de la réalité. En fait, je fais plutôt face à une situation qui est presque le contraire de ce que j’aurais pu m’imaginer. Il existe au sein de l’organisme une profonde culture d’élitisme où les gens semblent avoir peu de considération pour le développement d’autrui et préfère se limiter dans les interactions. Ainsi, je me retrouve isolé avec les autres stagiaires et les employés temporaires et j’ai beaucoup de difficulté à créer les conditions favorable au développement de mes compétences. J’ai donc entrepris de fixer des rencontres bimensuelles avec la directrice qui s’occupe de cet aspect auprès de membres. J’espère que ceci me permettra d’au moins comprendre pourquoi la situation dans l’organisation est telle.
L’expression « cordonnier mal chaussé » caractérise bien la situation.
9 février 2009
Canada’s World
J’ai eu l’opportunité en fin de semaine de participé à un dialogue national animé par Canada’s World. Cette organisation « invite les Canadiens de tous les horizons politiques et de toutes origines à participer à un échange d’idées sur le rôle du Canada dans le monde ». Par l’entremise de forums de discussion, les participants sont invités à partager et apprendre les uns des autres concernant la politique national et étrangère du pays.
Ainsi, j’ai passé la fin de la semaine à Ottawa à discuter avec environ une quarantaine d’individus, provenant de partout à travers le Canada, de l’avenir du pays. J’ai particulièrement apprécié la diversité du groupe. Immigrants, aborigènes, provinces, langues… quasiment tout les gens étaient représentés.
Notre groupe était mandaté de raffiner la vision de l’organisation, un document comprenant le condensé de près d’une vingtaine de discussion qui s’étaient déroulés au cours de la dernière année, afin de le présenter au quatre principaux parties politiques fédéraux. J’ai bien apprécié l’expérience et j’ai été surpris de voir à quel point les gens se sentaient engagés envers le pays. Je vous invite à consulter le site de Canada’s World à l’adresse suivante :
http://www.canadasworld.ca/
12 février 2009
J’ai remarqué depuis quelques jours que la culture organisationnelle d’ISF est particulièrement nocive pour les employés.
Tous d’abords, il est fortement encouragé de travailler plus de 50 heures par semaines. Ainsi, la plupart des employés ont tendance à travailler très tard le soir et même la fin de semaine. Le taux d’absentéisme au travail est donc très élevé et les employés sont souvent très fatigués et peu productifs. De plus, il semble que les absences pour cause de maladie augmentent depuis la conférence nationale.
J’ai notamment été surpris lors de la conférence nationale lorsque les présidents de l’organisation ont demandé aux employés de ne pas manger la nourriture de l’hôtel (le tarif pour le service de traiteur était d’environ 70$/jours) afin de sauver des coûts. Ils ont proposé comme alternatif d’aller chercher de la nourriture à l’épicerie (pour la trentaine d’employés) et/ou commander de la pizza pour les soupés. La conséquence, la plupart du temps les gens ne prenaient pas le temps d’aller manger et ne consommaient qu’en moyenne 1 repas par jour.
De plus, la plupart des employés n’ont dormis qu’en moyenne 4 heures par nuits. Étrangement, ceux-ci semblaient valoriser le manque de sommeil et la sous alimentation, arborant leurs signes de fatigue comme un trophée témoignant de leur sacrifice. J’ai tenté de supporter les différents membres du bureau dans leurs fonctions du mieux que je pouvais mais ceux-ci ont souvent refusé sous prétexte qu’ils étaient les seuls en mesure d’effectuer leur travail avec le degré de qualité exigé.
De mon côté, je considère que si il était exigé des employé d’effectuer un bon travail de représentation auprès des délégué ainsi que de fournir des ateliers de formation de qualité, il est essentiel de combler le besoins essentiels tel manger et dormir.
J’ai donc assisté à plusieurs conférence, dont notamment la conférence d’ouverture, où les employés de l’organisation présentaient et manifestait des signes d’inattention et de fatigue. En somme, le tout manquait énormément de professionnalisme et je crains que le peu de considération du bien être des employés en soit la cause. J’ai même passé les derniers jours de la conférence de 5 jours à aller voir mes collègues de travail, de leur apporter de la nourriture et de m’assurer qu’ils soient suffisamment reposé pour fonctionner. À plusieurs reprises, j’ai recommandé au gens d’aller se coucher pour quelques heures avec la promesse de les aider à leur réveille avec leurs préparatifs.
J’ai profité de la réunion de retour sur la conférence au bureau pour discuter de cette situation avec les employés, considérant ceci comme étant un flagrant abus de la direction. Tous étaient en accord que la qualité n’était pas au rendez-vous mais l’opinion était variée quant aux raisons. Je vais tenter de soulevé la question auprès des présidents lorsque j’en aurai l’occasion.
15 février 2009
Danny, mon superviseur à due s’absenter du travail pendant près de deux semaine en raison de maladie. J’ai donc été chargé de m’occuper de ses projets pendant son absence. Ainsi, j’aurai à superviser l’élaboration de la journée ISF en totalité. Je suis confiant que je serai en mesure de relever ce défi. De plus, ceci sera une bonne opportunité de monter une équipe de travail et de travailler comme je préfère.
Il paraitrait que les événements entourant la conférence national on contribué à la détérioration son état. En tout, près de la moitié des employés se sont absentés du travail au retour de la conférence totalisant près de 300 heures de travail perdu. Je commence à croire que la culture de travail de l’organisation est au cœur du problème et que les erreurs de gestion de l’administration vont bientôt occasionner des problèmes. Reste à voir quand est-ce que la situation deviendra critique. Il parait que ceci dure depuis plusieurs années et que les piètres conditions de travails sont à l’origine de nombreux départ d’employés au courant de l’année. De plus, les président son demeurés sourds aux différentes recommandations et critiques des employés jusqu’à maintenant.
Life is not fair… but your coffee can be.
Bonjour à tous! Désolé de ne pas avoir écrit plus tôt. J’ai pris quelques moments afin de développer mes réflexions concernant mon placement à savoir quoi écrire. J’ai tenu un journal à jour afin de conserver mes observations et mes impressions. Je vais ajouter des informations fréquemment donc je vous invite à visiter le site souvent.
Merci
Nicholas
12 janvier 2009
J’effectue présentement un stage au bureau national de l’organisme. Je découvre peu à peu les rouages de l’administration. Mon travail s’articule présentement autour de l’évaluation des différents programmes canadiens. Au cours des prochaines semaines je serai responsable de diriger une équipe de volontaires afin de réaliser une étude sur l’intérêt pour le commerce équitable à l’échelle du pays dans plus de vingt-cinq universités. De plus, je travaille afin de coordonner une journée de sensibilisation sur le commerce équitable. J’ai bien hâte de voir quels défis m’attendent dans l’accomplissement de cette tâche.
Mon périple n’a définitivement pas la même saveur que mes pairs. À la sorti de l’avion, ce n’est pas l’odeur de la forêt tropical ni le vent chaud et sec du désert qui m’a accueilli. J’ai été reçu à Toronto par le vent, la neige et le froid. Toronto est considéré comme la métropole du Canada. La région métropolitaine de Toronto comprend plus de 5 millions d’habitant. La plupart des habitants sont anglophones, mais il existe plusieurs communautés ethniques. En somme, ça fait un mélange culturel intéressant où il est possible de voir beaucoup de diversité en se promenant dans rues de la ville.
Ma première semaine allait s’achever et je me préparais tranquillement à quitté pour la fin de semaine quand le co-fondateur d’ISF est arrivé comme un coup de vent dans mon bureau. Il me donne sa carte de crédit et les clés de son bureau et me demande d’aller chercher du vin… beaucoup de vin. Abasourdis, je me lance à la recherche du LCBO le plus proche, file au rez-de-chaussée en dévalant les escaliers, enjambe le vélo et me lance sur la route. Me voilà en plein milieu du centre ville de Toronto, en vélo dans les rues en plein heure de pointe. Au même moment je me rappelle des consignes que l’on donne normalement aux volontaires avant de partir outremer : ne conduisez pas de motos sans casques… j’aurais peut-être dû prendre un casque… (Bon rassurez-vous rien de mal n’est arrivé). Je combats le trafic, me faufile entre les voitures et les wagons du tramway pour faire ma place. J’atteints finalement l’objectif après avoir évité quelques pare-chocs. J’explose la porte, empoigne le plus de bouteilles possible (un bon vin de l’Afrique du sud à 7$ la bouteille… que voulez-vous, je ne bois pas!) et quitte le magasin. J’enfourche le vélo à nouveau, maintenant chargé avec douze bouteilles sur le dos et entame le chemin du retour, qui fut d’ailleurs sans embûches. Chaque vendredi les gens du Bureau national d’ISF se regroupent pour boire à la santé des succès de la semaine. Le premier verre fut levé afin de saluer ma venue dans l’équipe.
21 janvier 2009
La candidature de Laval pour la conférence national d’ISF na pas été retenue. Mémorial University à Terre-Neuve a été choisi contre Laval pour être l’hôte de la conférence en 2010. J’ai été déçu d’apprendre que la qualité du dossier de candidature, les nombreuses lettres d’appui ainsi que les heures mises dans la préparation n’ont pas été considéré dans le processus d’application. L’attribution s’est faite uniquement en fonction des gens que le Bureau national d’ISF voulait récompenser. Je crains que cette décision ait des conséquences négatives sur la section de Laval. Je détecte un peu d’amertume envers le Bureau national déjà en raison du manque de support que la section a reçu pour le projet Massif sans frontières (activité de financement). Probablement que la conférence national d’ISF qui s’en vient bientôt pourra rétablir la situation.
29 janvier 2009
Cette semaine avait lieu la conférence Nationale d’ISF. Ce rassemblement regroupe plus de 600 personnes provenant des différentes sections universitaires du pays. Le gens participe à l’événement afin d’apprendre sur le développement international et comment répondre aux enjeux. La conférence nationale d’ISF a grandement contribué par le passé au développement de mes connaissances concernant les enjeux liés à la pauvreté en Afrique.
Cette année des grands conférenciers ont abordés plusieurs sujets du développement international. Comme par exemple Sakiko Fukuda-Par, ancienne directrice du rapport mondial sur le développement humain au Nations-Unis, et Roy Steiner de la fondation Bill and Melinda Gates. L’un des conférencier les plus intéressent était Neil Turok, fondateur de l’institut africain des sciences et mathématiques. M. Turok prétend que le développement de l’Afrique passe par l’éducation universitaire et en encourageant les études supérieurs. Il vise à ce que le prochain grand savant de l’humanité vienne du continent africain. Vous pouvez visionner un discours de M. Turok à l’adresse suivante :
http://www.ted.com/index.php/talks/neil_turok_makes_his_ted_prize_wish.html
Toutefois, la conférence de cette année fut tout de même très controversée. Tout d’abord, le contenu francophone fut très limité voir même inexistant. Outre le 4h30 de traduction en temps réel et un atelier de 1h en français, près de 95% de la conférence était entièrement anglophone. Ceci s’avère problématique pour une organisation qui s’annonce bilingue et qui tente d’améliorer ses connections avec le Québec. En fait, le peu de contenu francophone a causé énormément de frustration auprès des membres des sections du Québec et en particulier ceux de la section de l’Université Laval. Je me suis senti interpellé par leurs plaintes et je me suis retrouver à mener une campagne pour défendre le français. Nous avons profité de l’assemblée générale pour poser des questions à propos du français. J’ai notamment soulevé le point de la traduction du site Web, qui un an après avoir été promis, n’était toujours pas complété. Les questions ont continué très tard dans la soirée et par deux reprises les membres, principalement anglophones, ont décidé d’étendre la période de question. La discussion s’est soldé par une motion de tenir le conseil d’administration responsable de l’intégration de la francophonie dans l’organisation. Ce qui fut accepté à l’unanimité parmi près de 200 membres encore présent. Francophones et anglophones ont célébrer ensemble toute la nuit avec l’impression que les événements de la soirée les avaient rapprochés et que les différences linguistiques et culturelle s’étaient estompés. Je crois que le français est bien reçu dans l’organisation et que l’intégration de la francophonie rendra l’organisation plus forte.