Bonjour à tous et à toutes,
Vous savez, avec la technologie et l’internet, on a parfois l’impression qu’il n’y a plus de distance entre chaque ville, chaque pays ou chaque continent. Je suis ici à Ouagadougou au Burkina Faso depuis 10 semaines maintenant. J’ai mon portable, je suis abonnée à l’internet cellulaire, donc je peux me brancher, à peu près n’importe où, ou n’importe quand. Je vous écris à toutes les semaines sur ce blogue, je parle à mon copain à ma famille ou à mes amis de façon régulière avec Skype, MSN ou sur Facebook… c’est presque comme si j’étais à la maison, ce qui rend beaucoup plus faciles les longs séjours… Mais pourtant, lorsque que j’ai appris le décès de mon grand-père paternel vendredi, j’ai eu cette impression horrible d’être coincée à l’autre bout du monde et de ne rien pouvoir faire, de ne pas pouvoir être là avec ma famille, de ne pas pouvoir être présente aux funérailles avec eux, avec mon père et ma grand-mère. Ce sentiment d’impuissance est une expérience dont je me serais bien passée, mais qui apparemment fait partie des leçons de la vie.
Faute de pouvoir être auprès de ma famille aujourd’hui, ce matin j’ai assisté à la messe du dimanche à la grosse Église de Kologh-Naba dans mon quartier. Un collègue de bureau m’a accompagnée. C’était une très belle messe! L’Église était pleine à craquer et la messe (qui a duré près de 2 h 30, parce qu’il y avait une quarantaine de jeunes garçons qui étaient reçus comme servant de messe et un 50e anniversaire de mariage qui était souligné…) était presque entièrement chantée, accompagnée de la chorale de jeunes et des milliers de fidèles qui chantaient et dansaient tous en cœurs. Cette épreuve m’aura fait vivre un moment que je n’aurais peut-être pas pris le temps de vivre et j’aurai pu être près de mon grand-papa pour quelques heures aujourd’hui, même à l’autre bout du monde.
C’est la seule chose dont je veux parler aujourd’hui. Je veux dédier ce texte à mon grand-père, à ma grand-mère, à mon père et ma mère et à toute ma famille. Je vous aime beaucoup.
Reposez en paix cher grand-papa xx






Salut la belle. Nous avons pensé à toi. Tu m'as fait sourire ... une messe de 2h30 t'es super. En tout cas grand-papa était très beau et il avait l'air reposé et serein. Le monsieur ne l'avait pas peigné du bon bord mais grand-maman à fait changé ça. Passe de beaux moments et grand-papa est avec toi partout dans le monde.
gros becs xxxx Julie
Merci pour ce message chère cousine,
tu m'as aussi fait sourire avec cette anecdote, il me semble bien que grand-maman n'aurait pas laissé faire ça!
Je pense fort à vous autres
xxx
Pense bien à toi en ces moments difficiles. Très bonne idée d'aller à la messe. Je te souhaite de vivre ta peine en paix et d'être sereine, si c'est possible. à bientôt, Bisous, Marie-Laure
JE lis votre blog régulièrement, parfaitement étrangère à vous, mais vivant un peu la même situation, sauf que je me suis expatriée au Burkina depuis plus de deux ans. Votrearticle d'aujourd'hui m'a beaucoup touché car j'ai vécu la même situation l'année dernière avec ma grand mère. Ce sont les pires moments de la vie d'expat, ne pas être là pour les moments où la famille à besoin de réconfort (et nous aussi.)
Je suis de tout coeur avec vous.
Péro.
Je t'envoie mes meilleurs encouragements ma chère Chantal. Mélissa.
Merci beaucoup Marie-Laure, Péroline et Mélissa, ces messages d'encouragement sont réconfortants, j'apprécie vos pensées.
Chantal :)