Il y a trois jours, lorsque j’étais en train de travailler tranquillement au bureau à Birendranagar, j’ai reçu un appel du CECI Népal. Rajendra, un employé du CECI posté dans la capitale, me demanda quelle date j’avais planifié mon retour à Katmandou. Je lui ai répondu que je voulais revenir vers le deux ou trois de mai. Mon avion est le 6 mai, j’ai pensé que ça me laissait du temps pour relaxer juste un peu et faire le débriefing de mon stage. Alors Rajendra a répondu : « Non, tu reviens aujourd’hui ou demain, les Maoïstes prévoient une grande grève et des protestations pour faire démissionner le Premier ministre et prendre le gouvernement ». Je ne me suis pas trop posé de questions… Mon séjour dans le Mid-Ouest népalais a été alors un peu écourté. À peine le temps de dire au revoir aux gens qui m’ont traité comme si j’étais un membre de leur famille et me voilà à Katmandou. Le retour à la capitale fut très rapide comparativement à mon aller vers Surkhet. Une heure d’avion au lieu de 12 heures de VUS, ça se prend bien!
Maintenant, j’ai hâte de voir ce qui va se passer au point de vue politique. Hier, j’ai vu de la fenêtre du salon défiler 4000 personnes marchant en brandissant des drapeaux soviétiques. Voyez-vous, le jeune système démocratique népalais contient trois grands partis politiques et quelques autres partis de moindre envergure. Deux des trois grands partis sont de gauche : l’UML (Marxiste-léniniste) et les Maoïstes. Présentement, une coalition de gauche détient le pouvoir. Les Maoïstes, qui ne détiennent pas la majorité, veulent prendre le pouvoir sous peu et la démission sur le champ de l’actuel Premier ministre.
Question sécurité, il faut prendre des précautions mais ne pas trop s’inquiéter. Le Népal n’est pas un pays de grandes violences. Ce n’est aucunement à comparer à la gravité de l’Afrique subsaharienne. Néanmoins, nous avons fait quelques provisions de nourriture et nous n’irons pas nous pointer le nez au centre-ville.
Je ne resterai pas dans cette situation pour très longtemps, mon avion est dans moins d’une semaine. J’espère que les choses seront calmées d’ici là.
Prenez soin de vous, j’en ferai autant!
Je vous redonne des infos sous peu.
Alexandre






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