LA FEMME EST …
Sujet d’actualité en cette journée du 8 mars 2010
Dans le monde communautaire de Yako se tient, actuellement, un débat concernant la prise en charge des gens atteint du VIH. La problématique est de savoir si, pour réduire le fléau du VIH-SIDA, il est préférable de prendre en charge les personnes infectées par le virus ou de les laisser se détériorer et finalement mourir afin qu’elles ne puissent plus transmettre la maladie à d’autres individus… et ça faute de prévention active. 
Ce qui justifie cette question, c’est le niveau élevé d’ignorance relative à ce tabou ayant pour conséquence d’accroître le nombre des victimes. Ces victimes porteuses d’une maladie incurable qui ne se voit pas pourtant pas à l’œil nu, cette maladie qui est dans certain cas une arme de vengeance suprême.
Faute de moyens financiers et d’activités de sensibilisation à grande échelle, le fléau perdure.
Notons également que le Faso est un pays majoritairement islamiste au sein duquel la polygamie est un droit qui complexifie le processus de dépistage.
De plus, un phénomène d’Amour commercial et de relations plurielles à vue le jour bouleversant ainsi les rapports femmes/hommes. Dans bien des cas, les relations hétérosexuelles ont désormais pour unique fonction de répondre à des aspirations pécuniaires. Les femmes sont donc à la recherche d’un richissime qui sera à même de les entretenir ou bien du gentil NASSARA qui les sortira de leur misère noire.
En région, au sein de cet univers de rareté, les jeunes gens ont tendance à orienter leurs discussions sur la question de l’argent ainsi que sur les courbes féminines en prenant soin de se référer aux courbes des bouteilles de Coca-Cola. C’est comme si, dans ce contexte, la monotonie avait besoin d’artifices, de «dramasopa» à la Bollywoode dans lesquels … «Ton frère qui n’est pas ton vrai frère, parce que ta mère ne t’a jamais dit le SECRET … que tu apprendra la semaine prochaine… Courtise ta sœur afin de pouvoir la sortir du complot familiale étant de tuer celle-ci afin de pouvoir hériter de son entreprise». Sous ces aspects, aux couleurs de l’Inde américanisée, leur vie journalière se verrait revêtu d’un voile aux nuances éclatantes de l’étranger, d’un lointain au sein duquel, il est possible de devenir quelqu’un.
Selon le COURRIE INTERNATIONAL – n° 1006, il semblerait que la jeunesse cambodgienne soit également victime de cette société de consommation. Ainsi, désireuses de vivre dans le luxe, les jeunes étudiantes se prostituent pour pouvoir acheter tout ce que l’univers de la pub leur fait miroiter.
De ce fait, il semblerait que le désir d’appartenir à une certaine classe sociale, celle du paraître, de l’avoir et de l’image est plus obsédant que le désir de se voir aimer pour ce que nous sommes.
Au Burkina Faso, cependant, cette dynamique d’amour commerciale n’est pas considérée comme de la prostitution. Pourtant, le mépris des hommes envers ces femmes infidèles est parfaitement palpable et tangible.
Lorsqu’il nous arrive de faire une longue distance en care, au moins 6 fois par mois, nous avons l’occasion d’assister à un débat au sujet des relations hommes/femmes, du mariage ou de l’infidélité. Les hommes prétendent que les femmes indépendantes financières sont plus sujettes à l’infidélité, que celles-ci en veulent toujours plus. Tandis que les hommes financières confortables apprécient la fermeté du corps des lycéennes et la rondeur d’une démarche bien calculée.
Ici, les femmes prennent le temps de se mettent belles car les hommes sont copieusement enclin à leur exprimer leurs appréciations même de manière très directe.
Le FASO vit au rythme de ses pulsions. Le mouvement vient avec la danse et les précautions viennent avec la sensibilisation.
L’homme se sentira toujours invisible et inatteignable comme si le MOI pouvait échapper à ce que les autres n’échappent pas. Surtout, lorsque des structures à caractère social ont pour vocation de prendre en charge le MOI qui n’aurait pas échappé à «l’inéchappable». LE MAL, la maladie qui contamine. La maladie qui peut se multiplier… et c’est justement pourquoi les hommes meurent plus rapidement du SIDA que les femmes, parce qu’ils multiplient le virus avec leur multitude de femmes. Ils renforcissent celui-ci en affectant ainsi leur système immunitaire et le devenir des femmes qui les subissent.
La prise en charge est-elle approprié dans un contexte ou la sensibilisation n’est pas effective ?
Je me suis dit pourquoi ne pas ouvrir ce débat à l’échelle internationale … J’aimerais bien vous lire à ce sujet, gens comme moi, venu d’ailleurs. … Merci !
FEMME soyez femme et fière de l’être.