Journée internationale de la femme

Je ne pouvais faire autrement que de souligner la Journée internationale de la femme aujourd’hui, non seulement parce que je suis une femme mais aussi parce que mon mandat en tant que conseillère en lutte aux violences faites aux femmes en RDC me poussent à me poser toutes sortes de questions sur ce que cette journée représente.

Pour moi, cette journée est plus qu’une journée où les femmes peuvent espérer recevoir un pagne gratuit et manger un repas spécial (qu’elles auront elles-mêmes préparé d’ailleurs), c’est une journée que les femmes du monde se donne pour réfléchir sur ce qui reste à faire pour améliorer le sort général des femmes. Pour toutes celles de la RDC, c’est une journée où l’on doit mettre de l’avant le questionnement sur ce qu’on vécut les femmes lors des conflits récents, sur ce qu’elles doivent faire et accomplir au quotidien pour leurs familles et surtout, un moment de réflexion sur ce qui peut être fait les 364 autres jours de l’année pour que la condition physique, psychologique, économique et sociale des femmes s’améliore. Il faut réfléchir à des moyens pour les femmes de travailler solidairement, ET avec le soutien des hommes (pères et maris), pour que les conditions de vie générales des femmes soient meilleures et qu’elles ne subissent plus toute cette violence. Par la suite, peuvent venir s’insérer les organisations, telles qu’Oxfam-Québec, pour soutenir les groupes de femmes et de ce fait, développer avec eux les moyens concrets de mener à bien les objectifs qu’elles se seront fixées.

Par rapport à cela, je veux aussi partager avec vous une découverte que j’ai fait récemment. Cette découverte, c’est le programme « Nous Pouvons » ou « We Can », tout dépendant de la région du monde dans lequel il est implanté. Ce programme s’inscrit dans un effort des communautés qui veulent mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes. Sa particularité vient du fait qu’hommes et femmes peuvent s’impliquer et devenir des agents de changement. En effet, en s’engageant dans cette voie, une personne doit transmettre aux autres l’importance de lutter contre les violences faites aux femmes et trouver des moyens de mettre cela en application dans son quotidien. Ainsi, le but n’est pas de culpabiliser personne mais bien d’entraîner un mouvement solidaire générateur de changement à long terme. Il semble d’ailleurs que l’impact soit prometteur. Des gens prennent conscience de la portée de leurs actes, bons comme mauvais, et changent leurs comportements lorsque nécessaire. Il faut juste espérer que ça continue dans cette voie!!!!

Moi j’y crois!!!

Sarah

PS. Si vous êtes intéressés à en savoir davantage sur la campagne « nous pouvons » ( »we can »), voici quelques exemples de pays où elle est mise de l’avant :

Canada : http://www.wecanbc.ca/

UK : http://www.endviolenceagainstwomen.org.uk/

RDC : http://nouspouvonsrdc.org/     (en construction)

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