Archive pour mars 2010

Semaine 8: Semaine Sainte au Guatemala

Hola todos!

Depuis la semaine dernière, les célébrations de la Semaine Sainte sont commencées partout au pays. Au Québec, nous célébrons Pâques le dimanche en famille et certains vont à l’église, mais ici, c’est une tout autre histoire! C’est INCROYABLE! Pour plusieurs, il s’agit de la meilleure semaine de l’année!

Depuis vendredi, il y a des processions dans les rues de plusieurs villes. Des hommes portent sur leur dos une immense statue de Jésus, des femmes portant Marie Madeleine, et autres. Les statues sont lourdes. 150 hommes se mettent de chaque côté de la statue pour la supporter. Selon ce que j’ai compris, le but est de souffrir, de sentir la douleur de Jésus lorsqu’il a porté la croix sur son dos. Ils suent, leurs genoux sont pliés, il fait chaud, vraiment c’est impressionnant. ProcessionsIls dévalent les rues de la ville, il y a de la musique et une foule immense qui suit le parcours de Jésus. Les gens doivent payer une passe plusieurs mois à l’avance pour pouvoir porter Jésus. C’est vraiment une chance, un honneur de pouvoir le faire.

Faisant partie aussi des rites de la semaine, plusieurs personnes fabriquent des tapis dans les rues avec des retailles de bois teintes de toutes les couleurs. C’est vraiment joli! Les rues sont bloquées et les processions marchent sur ces tapis. Tapis

Durant cette semaine, personne ne travaille dans les bureaux! Le summum des célébrations se passe à Antigua dans la nuit de jeudi à vendredi! J’ai bien hâte de voir ça! Ce sera donc une semaine culturellement enrichissante! Mais pour le travail, ça devra attendre, tout est fermé!

Bonne semaine de Pâques!

Jennifer

La pression monte!

Au cours du mois d’avril, la présidente de la FTC, la Dre Dominique Corti, qui réside principalement en Italie, va effectuer un séjour au Canada pour participer à plusieurs conférences sur le développement international. Sa venue est synonyme d’une grosse pression pour toute l’équipe de la FTC. Il faut préparer son agenda et organiser les activités ainsi que la couverture médiatique nécessaire. Il s’agit d’une occasion médiatique déterminante pour la FTC qui prend doucement, mais sûrement, ses marques dans l’univers caritatif canadien.

Moi aussi, évidemment, je suis mise à contribution. J’ai presque mis de côté les tâches directement liées à mon mandat pour donner un coup de main à mes collègues. C’est un peu ennuyeux dans le fond, parce qu’il s’agit principalement de tâches purement administratives, mais la pression qui les accompagne est motivante.

De plus, cette situation a permis que le deuxième volet de mon mandat relatif à la communication soit entamé. Le séjour de Dominique est une belle opportunité sur le plan de la visibilité pour la FTC. Nous nous attelons donc à les saisir convenablement. Le cours de marketing en pratique. Youpiiii mon parcours MBA n’est pas inutile… au contraire!

Heureusement pour moi que j’ai mis à profit mon week-end passé, car cette fin de semaine ne sera pas de tout repos. De plus, je dois également avancer avec mon travail de session.

En tout cas, j’espère vous revenir en un seul morceau.

Bonne fin de semaine.

À bientôt.

Place aux petites anecdotes!

Après avoir parlé de mon travail dans mon dernier message, j’ai décidé d’y aller un peu plus léger en contenu cette fois-ci. Rien de mieux qu’une bonne mise en scène du pays pour faire le travail. Depuis mon arrivée au Népal, j’ai vécu plusieurs petites expériences farfelues teintées d’incompréhension. Je vous en fait part de deux. L’une concerne les contacts humains et l’autre l’aspect culinaire.

Anecdote 1 : L’affection népalaise

Lorsque je me promène dans les rues, il est fréquent d’apercevoir des amis gars marchant deux par deux de manière très rapprochée démontrant leur affection l’un envers l’autre. L’un marche avec un bras autour du cou de son ami sans oublier de bien lui tenir la main. J’ai presque oublié de mentionner que cette scène d’affection est assurément accompagnée d’un cellulaire jouant de la musique Hindi avec un son à enterrer n’importe quel orchestre symphonique.  Quand j’ai vu pour la première fois cette démonstration affective, je me suis dit que les Népalais toléraient l’homosexualité. Après tout, le Kamasutra ne vient-il pas de cette région du monde? Cependant, après un bref instant, je me suis rendu compte que j’étais totalement dans les patates. Puisqu’un jour, lorsque j’étais à la maison du Chef de programme de mon ONG partenaire, sa fille caressait avec sa main le bras de son cousin tout en parlant tranquillement avec son père. J’étais tout simplement ébahit devant cette scène loufoque. Comment est-ce possible ? Comment concevoir mentalement un tel degré d’affection et de proximité sans une minime connexion à la sexualité.  Vous vous demandez bien si j’ai goûté à cette médecine? La réponse est oui! C’est les risques du métier…  Il m’arrive souvent de me faire prendre le bras par un ami ou un collègue de travail. Mais Alexandre n’est pas si fou que ça! Il a développé quelques astuces. Si après 2 ou 3 secondes la personne me tient toujours le bras ou la main, je me gratte la tête ou je pars une conversation tout en m’assurant de parler avec mes mains comme le ferait un Italien. Comme cela, la distance qui m’apparait confortable entre hommes est rétablie. Que du plaisir!

Anecdote 2 : De la viande, oui mais…

Je vous en prie, à tous les végétariens et les cœurs sensibles, ne pas lire ce message parce qu’il est doté de descriptions que vous n’aimeriez point! Pour les autres, profitez-en! ;)

Un jour, lorsque le mangeur de viande que je suis avait une petite rage provoquée par une alimentation à base de riz, de légumes et de fèves pendant environ deux semaines, j’ai demandé au propriétaire de mon appartement de m’accompagner au marché afin de me procurer de la bonne vieille protéine animale. Tous les deux avions le temps, le « timing » était parfais. Nous sommes donc partis à marcher et ce, sans être main dans la main, vers le vendeur de viandes porcines. Arrivés sur les lieux du crime, une cabane «  non hermétique » construite en bois avec un toit en tôle, remplace la rangée réfrigérée de notre bon vieux IGA. Me voilà stupéfait. Une fesse de cochon, peau et sabot en trop, est jonchée sur une vieille table en bois et semble s’amuser avec plusieurs de ses amies mouches. Mais n’allez pas croire que cette relation amicale perdurera bien longtemps puisqu’un homme avec une sorte de fouet tente de briser leur plaisir, du moins, pour l’instant d’une seconde ou deux.  Un client se trouvant devant moi demande un kilo de viande (tout se commande au kilo ici). C’est alors que le boucher commença la boucherie! Il prit son outil de prédilection, un objet mi-couteau mi-hache, et avec la délicatesse du Géant Ferré, découpa une pièce de viande. Ensuite, il déposa cet amalgame de peau, de graisse, d’os et d’un minuscule morceau de « viande » sur une buche déjà ensanglantée. À ce moment, j’ai pensé qu’il changerait d’outil pour découper plus finement la viande. Mais non, peine perdue, il broya le gros morceau en petits morceaux tout en gardant les mêmes proportions de l’amalgame. Puis, il les déposa dans un sac de plastique.  Les étapes de transformation étaient terminées. Cependant, tout commençait pour moi, c’était à mon tour. Mais, suite à ma demande et avec un léger montant en plus, « Jason » usa de plus de délicatesse. Je suis retourné chez moi et me concoctai une belle recette de chez nous. La viande était « surprenément » fraiche et je n’ai pas été malade. Suite à ce délice, je décidai alors d’aller voir les méthodes sanguinaires du marchand de poulet du coin!

J’espère que vous avez apprécié ces petites scènes qui habitent mon quotidien! J’ai volontairement ajouté un peu de sauce à ces anecdotes mais bon, c’est toujours plus délicieux ainsi!

À la semaine prochaine!

Namaste!

Alexandre

Semaine 7: Salutation internationale des chauffeurs

Hola todos!

Il y a un truc que j’ai remarqué en voyageant hors de la ville. Que ce soit du RTC, d’Orléans Express, du métro de Montréal, de Greyhound (États-Unis), d’un bus scolaire, d’un bus voyageur (Allemagne), d’un chicken bus (Guate), d’un combi (Pérou), un tuk-tuk (3-roues), d’une camioneta (Guate), d’un Pullman ou quel que soit l’autre moyen de transport où il y a un chauffeur, tous les chauffeurs se saluent (pour ne pas généraliser, disons 98%). Quelques uns klaxonnent, d’autres lèvent la main, mais peu importe la manière, ils se saluent. Je ne sais pas ce qui fait que les choses sont ainsi, mais c’est quand même incroyable de constater que ce soit aussi répandu et qu’ils aient autant de respect les uns envers les autres.

Le fait de parler de chauffeurs de bus me fait aussi penser à quelque chose d’assez épouvantable qui se passe ici à Guatemala Ciudad. Je ne sais pas si c’est ainsi dans les autres villes du pays, mais dans la capitale, il y a une mafia organisée dans certaines zones de la ville (Ne vous en faites pas, je ne vis pas là). Elle débarque un matin dans une boutique ou dans un bus, elle donne une feuille à la personne en charge du magasin ou au chauffeur. Sur cette feuille, il est inscrit un montant à payer avant une date X, et si le montant n’est pas payé à cette date, la mafia se chargera de tuer le chauffeur ou autre. La mafia s’attaque à ces gens, parce qu’ils savent que l’argent qu’ils gagnent se trouve sur eux, et qu’ils n’ont pas de moyens pour se protéger. Le gouvernement et la police ont beaucoup de difficultés à régler ce problème à cause de sa complexité et de la subtilité avec laquelle agit la mafia. C’est très stressant et épeurant pour les gens qui prennent le bus et les chauffeurs, parce que presque chaque jour, on rapporte la mort d’un chauffeur de bus. Depuis que je suis ici, il y a eu 2 manifestations de chauffeurs devant le parlement, à un coin de rue d’où je travaille. Ils viennent par centaines en klaxonnant, en demandant au gouvernement d’arrêter d’être inactif dans cette histoire. Imaginez: un chauffeur doit payer son gaz, les réparations sur son autobus, le salaire de la personne qui se charge de faire monter les gens dans le bus et il gagne 1 quetzal par personne qui prend le bus, car c’est le prix pour monter à bord (environ 12¢). Alors, si la mafia débarque en demandant 1000 quetzals, les chances sont que le chauffeur ne pourra jamais les payer. Bref, c’est un des emplois les plus risqués dans la ville et rien ne semble encore en place pour essayer d’améliorer la protection de cet emploi.

Nous n’avons pas le droit de monter dans ces bus, mais ça donne des frissons de voir des bus qui ont des trous causés par des balles de fusil. Désolée de parler d’un sujet aussi triste, mais j’avais besoin de le partager.

Côté travail, les choses vont bien. Cette semaine, j’ai pu terminer plusieurs tâches que j’avais commencées, et la semaine prochaine, nous présentons le tout aux employés. C’est une semaine déterminante dont je vous reparlerai.

Bonne semaine!

Jennifer

Pas de relâche pour moi, mais des prémices de gestion de projet… Miamm!

Eh oui, il y a au moins un inconvénient d’être restée dans le monde universitaire pour faire mon stage. Pendant la semaine de relâche, j’ai dû me contenter d’envier les autres étudiants qui profitaient à outrance de cette pause que je savourais jadis. Pas de relâche pour moi! Entre mon mandat et les lectures à faire pour le travail de session de mon dernier cours, il n’y avait vraiment aucune place pour une quelconque relâche. C’était « plate » de prendre les tunnels de l’université pratiquement vides chaque matin.

Je me suis tout de même consolée à la vue de quelques étudiants qui s’attelaient à finaliser des travaux de session et à préparer les examens prévus pour la semaine suivante.

Heureusement pour moi que durant cette semaine mon mandat est devenu plus intéressant. J’étais très sollicitée, et ce, dans un domaine que j’aime beaucoup : la gestion de projet. Ma semaine était captivante. C’était très fascinant de faire de la gestion de projet en vrai. Même si ce n’était que quelques prémices. Ça m’a permis de me rendre compte que je suis passionnée par cette activité. Merci à M. Babineau et à M. Conoir pour les connaissances qui m’ont été transmises. Elles sont d’une grande utilité sur le terrain. C’est génial!

En tout cas, je ne me suis pas du tout ennuyée. J’avais beaucoup de travail et des “deadlines” serrés à respecter. J’ai quand même réussi à préserver mon week-end. J’ai réalisé mon agenda dans les temps. Je me suis alors offert une fin de semaine de « relâche », bien méritée à mon avis. Surtout que je sais qu’« une grosse semaine s’en vient » comme disent les Québécois! Eh oui, mon vocabulaire québécois s’enrichit continuellement.

Plus de routine,  beaucoup de travail et c’est tant mieux!

Je vous laisse là…

A bientôt!

Recherche