Mme Yikouni est l’une des femmes, parmi d'autres femmes, qui bénéficient du lait que la SEMUS offre charitablement à toutes celles qui ne sont pas disposées à le faire par voix naturellement. Tandis que ,ce qui la différencie aujourd’hui, c’est qu’ELLE ait accepté de témoigner.
Awa et sa maman habitent dans le secteur 1 de Yako. Quelques jours par semaine, elles se rendent à la pharmacie SEMUS afin de se procurer du lait pour nourrisson. Malgré toute la reconnaissance qu’elle manifeste vis-à-vis de l’association et envers Mme Maiga, responsable de cette unité de santé, elle se sent démunie de ne pouvoir offrir son propre lait maternel à cette dernière petite fille. Notamment, parce que tous ses autres enfants ont eux le privilège d’êtres percés en son sein.
De plus, elle dit sentir, cet index social, pointé vers elle. Stigmatisée par ce biberon pendu aux lèvres de l’enfant laissant présager une maladie infectieuse qui se nomme VIH-SIDA. Elle constate qu’elle est en quelque sorte disqualifiée et impuissante face aux regards que les autres posent sur elle. Elle est relayée au banc des marginaux.
Or, des hommes et des femmes viennent recourir à ce service de don de lait. Il y a aussi des Centres de récupérations des enfants «malnutris», les Orphelinats, à qui la SEMUS vend du lait en poudre à des prix sociaux. Il y a, oui, des femmes malades qui ne sont pas toutes atteintes du VIH-SIDA, il y a des femmes qui ont deux enfants en base s’âges et celles qui accouchent de jumeaux et de triplets et ces femmes qui sont des mères adoptives. Finalement, il y a toutes celles qui ont accouché dans des situations précaires et qui malheureusement en sont décédées et celles que le paludisme a emportées. De fait, le sort de ses enfants orphelins de mère repose désormais entre les mains d’un des membres de la famille. Ce type de situations est innombrable et complexe, c’est pourquoi il est préférable pour l’avenir d’une société de chercher à comprendre autrui plutôt que de le juger.
La SEMUS avec l’appui d’EMMAUS vise à combattre la misère et la pauvreté sous-toutes ses formes. C’est pourquoi, elle partage ses vives en lait gratuitement à toutes les familles à faible revenu et ça tout au long de l’année. Cette volonté d’agir concrètement est le moteur de cette association phare de la province du Passoré.
Rappelons-nous que le cercle vicieux des stéréotypes n’est pas gage d’évolution sociale. La compassion anéantie le jugement en laissant place à L’ENTRAIDE MUTUELLE tant recherchée.
Véronique Kingsley
Conseillère en communication et coopérante volontaire EUMC-UNITERRA
Voici un extrait de notre bulletin INFO SEMUS qui paraîtra début MARS 2010. ***
BONNE SEMAINE À TOUS ET TOUTES !!!!






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