Salut tout le monde,
pas d'internet la semaine passé, j'étais avec l'ensemble des Volontaires de Entraide Universitaire mondiale Canada à Salima – au bord du Lac Malawi pour une formation sur la culture au Malawi.
Les onze tribus principaux parlent tous des langues différents et ont tous une vision du monde très différente. Le grand point, qu'elles ont en commun est la structure patriarcale, qui est très prononcé partout dans le pays. Les femmes n'ont pas grand chose à dire sur les affaires de la famille. L'homme décide de tout. Alors la femme n'a presque aucun pouvoir économique et, par conséquent, n'arrive pas à faire valoir ses opinions face à son conjoint.
Dans le nord du pays, les structures familiales sont patrilinéaire, ce qui veut dire que la femme mariée ira vivre dans le village de la famille de son conjoint. Cette famille paye une dote pour la femme et elle, ainsi que les enfants qui résultent du mariage, deviennent donc leur propriété. Elle reste dans ce village même après le décès de son marie. Si elle est encore jeune, elle mariera son frère.
Dans le Sud, les structures familiales sont d'avantage matrilinéaire. Le marie va vivre dans le village de sa femme lors du mariage. La femme reste parti de sa famille à elle. Les enfants du mariage sont, traditionnellement, la responsabilité de l'oncle maternelle. Son rôle est très important dans la vie familiale. Dans les faits, les femmes sont un peu moins vulnérable dans le système matrilinéaire mais la différence reste minime.
Si vous êtes intéressés dans la vulnérabilité des femmes dans les pays du Sud, je vous invite à lire Paul Farmer. Médecin et anthropologue renommé, Farmer dénonce, ce qu'il appelle « la violence structurelle » contre les femmes, soit la discrimination systémique qui résulte dans une absence de choix et une vulnérabilité accrue face au VIH. Dans son premier livre, Farmer parle de la violence structurelle et le VIH en Haïti. Quoique plusieurs éléments culturels diffèrent, je suis convainque qu'il est facile de transférer le concept de « violence structurelle » aux dans le contexte du Malawi.
À Partir du mercredi, nous avons bénéficié d'un cours sur la langue locale : le Chi-Chewa : la langue des Chewa. Les Chewa sont la plus grande tribu du Malawi et, dans le années 70, leur langue a été choisi comme langue officiel. Après ces trois jours, je me sens un peu plus à l'aise de dire que phrases simples. Mon petit livre « chi-chewa pour touristes » aide pas mal aussi.
De retour à Blantyre, j'ai toute de suite replongé dans le travail. Je suis assigné à l'Unité de Santé Familiale, (USF) au Département de la santé du conseil de la Ville de Blantyre. Mon mandat sera composé de deux parties. En premier lieux, je me concentrerai sur les cliniques mobiles : on y fait de la vaccination, surveillance du poids et de la nutrition des enfants, les visites prénatales et le planning familial. En deuxième lieu, je m'investirai dans les clinique pour le personnel de la ville et les cliniques ART (voir blog nr 3) . Le fait d'être infirmier et de ne pas pouvoir faire de soins directs occasionne toujours dans des questions mais, mes interlocuteurs directes savent à quoi de dois me tenir.
Le but de mon mandat est d'accompagner la gestionnaire de l'équipe dans son travail, observer la qualité du travail et de l'enregistrement des données épidémiologiques. Ensuite je ferrai un rapport et, dans une réunion consultative nous discuterons des façons que l'équipe pourra augmenter la qualité de son travail ainsi la justesse des données épidémiologiques. Le but est de réduire la charge du travail de l'équipe tout en gardant les données nécessaires aux autorités sanitaires.
Hier et aujourd'hui j'ai commencé a accompagner les infirmières de l'USF aux cliniques mobiles. En voiture, on voyage aux quartier à l'entrée et la sortie de la ville et l'équipe y prodigue des soins préventifs à environs 100 à 150 personnes par jour. Mes premiers observations sont encourageantes, mais je vous garde la surprise pour mon une prochaine fois.
À bientôt,






Commentaires