Archive pour février 2010
D’est en ouest
Namaste! Bonjour à tous!
Après une semaine intensive de cours de Nepali, j’ai eu la chance de parcourir la majeure partie du Népal pour me rendre un lieu de mon stage. Je suis donc parti de Katmandou, Dimanche le 21 février, pour arriver au district de Surkhet Lundi soir, après avoir observé un magnifique couché de soleil entre les montagnes. Très cliché je dois l’avouer mais, tout de même vrai. En passant, je vous dis montagnes mais les Népalais qualifieraient plutôt de collines les massifs de moins de 1 500 m d’altitude. Enfin, il faut voir les choses selon leur relativité, ils ont tout de même une douzaine de sommets de plus de 6 km d’altitude.
Pour revenir à ma promenade en camion, je vous dirais qu’elle s’est très bien passée et je me suis fait même plusieurs amis sur le chemin. En effet, malgré que la route que j’ai prise est l’équivalente de notre fameuse autoroute Transcadienne, j’ai pus apercevoir sur le chemin ( à prendre de manière littéral) : nos amis les primates, des familles de fermiers avec leurs chèvres, vaches et moutons et sans oublier les chiens errants dormants pénards en plein milieu de celle-ci. La « Trans-Néapal » est tout simplement pour nous une route de campagne par moment vertigineuse.
Cependant, la qualité du paysage est l’antithèse de la qualité routière. La diversité géographique de ce pays est vraiment impressionnante. Lorsque l’on imagine le Népal, nous avons tous en tête des montagnes et des sommets enneigés et ce sans oublier ces fameux Sherpa. Et bien, il y a aussi des palmiers, des bananiers, des rizières verdoyantes, des plaines très fertiles et la jungle accompagnée de ses éléphants et de ses tigres du Bengale! Disons que ces images sont assez différentes de mes premières généralisations.
Cette semaine fût donc très haute en couleur. J’ai même rencontré pour la première fois l’organisme partenaire avec lequel je travaillerai pour les deux prochains mois. Il s’agit d’EDS, (Environmental Development Society) un organisme travaillant dans divers domaines de l’humanitaire et qui est très actifs dans l’extrême –ouest du Népal. La chaine de leurs activités passe par l’éducation, la santé et la qualité de l’eau, le microcrédit, l’inclusion social, l’égalité des genres et l’appuie aux fermiers. Quant au but de mon stage, c’est justement de faire l’analyse et la synthèse des activités d’EDS et de mettre tout ça sur papier dans la langue de Shakespeare afin de permettre à EDS un plus grand rayonnement. Une tâche qui semble être à mi-chemin entre le Management et la Communication. Dans tous les cas, comme l’a déjà dit un certain politicien québécois à la chevelure frisée il y a cela quelques années : Je suis près!
Je vous dis donc tous à bientôt!
Alexandre
Blog impertinent
Petite histoire de karma impertinente intitulée “Journée de cluster feng shui”.
Samedi dernier, la vie m’a clairement fait savoir que mes proches et moi-même étaient non alignés sur la voie du bonheur universel et de la paix intérieure. D’abord, je me suis éclaté le genou dans un accident de moto taxi. Ensuite, ma mère s’est gravement tordue la cheville dans un accident d’escalier. Finalement, une amie s’est disloquée l’épaule dans un accident de ski.
Je ne sais quoi en penser, j’ai l’impression que l’on me joue des tours …
On s’en reparle …
Toine
MngSF à la cote… pas moi!
Chers Managers, avez-vous remarqué comment la majorité des gens sont particulièrement désintéressés lorsqu’il vient le temps de rencontrer ou d’être présentés à de nouvelles personnes? Imaginons que vous êtes invités par un ou une ami(e) à une petite réception et que vous acceptez en pensant pouvoir en profiter pour élargir votre réseau dans votre nouvel environnement. La coutume veut que vous soyez introduis ainsi:
« Bonjour tout le monde, voici Antoine, un bon ami canadien … »
Premier constat, si vous êtes dans un milieu francophone, vous aurez droit au discours sur l’accent et le français de notre belle province ainsi que les comportements ‘’wild’’ de certains de nos pairs. En général, cela ne vous nuira pas en autant que vous soyez capables de parler de neige, de caribous, de poutine ou de Céline Dion.
Normalement, la discussion devrait se poursuivre ainsi :
« Alors, Antoine, que fais-tu ici? »
Deuxième constat, cette question n’est que formalité, en fait elle est trop souvent lancée sans qu’il y ait un réel intérêt de la part du demandeur. D’ailleurs, la plupart du temps, la réponse se perd dans l’espace-temps, le demandeur ayant déjà détourné son attention sur les bouchées avoisinantes qui lui rappellent notre équivalent de saucisses cocktail entourées de bacon.
Quelle réalité frustrante! Peu importe la réponse, l’intérêt sera le même. Comment faire pour défier cette réalité, pour manipuler l’espace-temps et faire en sorte qu’un minimum d’intérêt et de respect vous soit attribué?
Auparavant, je me contentais de ne pas répondre à la question … de la détourner vers le demandeur qui, se retrouvant piégé, acculé au pied du mur, se voyait obligé de répondre à cette foutue question. Je lui posais ensuite quelques questions et lui accordais de l’intérêt, ce qui m’assurait une nouvelle amitié. Désolant n’est-ce pas :D
Dans les dernier temps, j’ai adopté une nouvelle approche où je mets en avant plan MngSF et mon rôle en tant qu’étudiant sortant (Ouh le lèche bottes diront-ils!). Drôlement, cette approche a beaucoup plus de succès. Je me fais même offrir des mandats de consultant pour des partenaires locaux d’organisation bailleur de fonds! (Sans toutefois me faire plus d’amis :D)
On s’en reparle n’est-ce pas …
Bonne semaine
semaine 3
Salut tout le monde,
pas d’internet la semaine passé, j’étais avec l’ensemble des Volontaires de Entraide Universitaire mondiale Canada à Salima – au bord du Lac Malawi pour une formation sur la culture au Malawi.
Les onze tribus principaux parlent tous des langues différents et ont tous une vision du monde très différente. Le grand point, qu’elles ont en commun est la structure patriarcale, qui est très prononcé partout dans le pays. Les femmes n’ont pas grand chose à dire sur les affaires de la famille. L’homme décide de tout. Alors la femme n’a presque aucun pouvoir économique et, par conséquent, n’arrive pas à faire valoir ses opinions face à son conjoint.
Dans le nord du pays, les structures familiales sont patrilinéaire, ce qui veut dire que la femme mariée ira vivre dans le village de la famille de son conjoint. Cette famille paye une dote pour la femme et elle, ainsi que les enfants qui résultent du mariage, deviennent donc leur propriété. Elle reste dans ce village même après le décès de son marie. Si elle est encore jeune, elle mariera son frère.
Dans le Sud, les structures familiales sont d’avantage matrilinéaire. Le marie va vivre dans le village de sa femme lors du mariage. La femme reste parti de sa famille à elle. Les enfants du mariage sont, traditionnellement, la responsabilité de l’oncle maternelle. Son rôle est très important dans la vie familiale. Dans les faits, les femmes sont un peu moins vulnérable dans le système matrilinéaire mais la différence reste minime.
Si vous êtes intéressés dans la vulnérabilité des femmes dans les pays du Sud, je vous invite à lire Paul Farmer. Médecin et anthropologue renommé, Farmer dénonce, ce qu’il appelle « la violence structurelle » contre les femmes, soit la discrimination systémique qui résulte dans une absence de choix et une vulnérabilité accrue face au VIH. Dans son premier livre, Farmer parle de la violence structurelle et le VIH en Haïti. Quoique plusieurs éléments culturels diffèrent, je suis convainque qu’il est facile de transférer le concept de « violence structurelle » aux dans le contexte du Malawi.
À Partir du mercredi, nous avons bénéficié d’un cours sur la langue locale : le Chi-Chewa : la langue des Chewa. Les Chewa sont la plus grande tribu du Malawi et, dans le années 70, leur langue a été choisi comme langue officiel. Après ces trois jours, je me sens un peu plus à l’aise de dire que phrases simples. Mon petit livre « chi-chewa pour touristes » aide pas mal aussi.
De retour à Blantyre, j’ai toute de suite replongé dans le travail. Je suis assigné à l’Unité de Santé Familiale, (USF) au Département de la santé du conseil de la Ville de Blantyre. Mon mandat sera composé de deux parties. En premier lieux, je me concentrerai sur les cliniques mobiles : on y fait de la vaccination, surveillance du poids et de la nutrition des enfants, les visites prénatales et le planning familial. En deuxième lieu, je m’investirai dans les clinique pour le personnel de la ville et les cliniques ART (voir blog nr 3) . Le fait d’être infirmier et de ne pas pouvoir faire de soins directs occasionne toujours dans des questions mais, mes interlocuteurs directes savent à quoi de dois me tenir.
Le but de mon mandat est d’accompagner la gestionnaire de l’équipe dans son travail, observer la qualité du travail et de l’enregistrement des données épidémiologiques. Ensuite je ferrai un rapport et, dans une réunion consultative nous discuterons des façons que l’équipe pourra augmenter la qualité de son travail ainsi la justesse des données épidémiologiques. Le but est de réduire la charge du travail de l’équipe tout en gardant les données nécessaires aux autorités sanitaires.
Hier et aujourd’hui j’ai commencé a accompagner les infirmières de l’USF aux cliniques mobiles. En voiture, on voyage aux quartier à l’entrée et la sortie de la ville et l’équipe y prodigue des soins préventifs à environs 100 à 150 personnes par jour. Mes premiers observations sont encourageantes, mais je vous garde la surprise pour mon une prochaine fois.
À bientôt,
Summary of my First Month @ Lawyers Without Borders Canada
It’s been an interesting internship so far. I was hired at Lawyers Without Borders/Avocats sans frontières Canada in order to help them with their communications and public relations strategy. As soon as I started to work with them, the earthquake in Haiti changed most of the orientation of the entire organization, and therefore the priorities for my new assignment changed as well.
Lawyers Without Borders Canada is a relatively new non-for-profit organization which focuses in supporting the protection of human rights among the most vulnerable communities within the most fragile countries or countries in crisis by providing them access to justice and to legal representation. As of right now, they have three main projects: one in Colombia where they support, advise, and train local partners (lawyers and indigenous populations leaders) who are defending the human rights of indigenous populations who have been mobilized by the war, or international corporations. Another project, will soon start in Guatemala (my native country) where they will set up a similar model such as the project in Colombia, and the objective is to create a team of lawyers who will be able to engage into the defense and protection of human rights within Guatemala. As of this moment, there is only one lawyer in the entire country of Guatemala who has been able to defend occasionally some cases dealing with human rights violation. Finally the project in Haiti, dealing with the intervention in a prison dealing with hundreds of provisional imprisonment cases, and in most of the individuals held at the prison did not have an official trial and were not given the chance to have the right to an attorney.
As for right now, ASF Canada is doing a mission in Haiti in order to establish the foundation for their new project in the country, which will be to help them to reconstruct the system of justice.
As for my part, I’m still dealing with the communications side of the organization, nevertheless, I have been helping them launch this new mission and strategy in Haiti. I’ve been extremely involved dealing with press conferences, and booking ASF Canada President interview times with Radio Canada and CBC. The main reason why I was hired was to help them rebuilt a new website. The organization needs to improve their visibility and they also need to solidify and centralized their brand. I finally met with the partners Egzakt and XMedia, who will be doing our new website. Things are looking very optimistic from now on, and now that the little rush we had at the very beginning of the year is gone, I think I can finally start to work on my original assignment. I’ll keep you all posted on the things that will come.