

Il faisait encore noir. Il n’était que 3h30 du matin et il me semblait avoir entendu un cri. Je me suis donc levée pour aller jeter un œil à la fenêtre. Effectivement, il y avait du tapage dans la cours, il y avait quelques ombrages mouvementés. J’ai perçu Ousmane et puis Adama père, une hache à la main. Probablement à cause du vacarme, femmes et les enfants étaient également réveillés. J’ai tout de suite alerté Kevin, en lui signalant mes inquiétudes. Il s’agissait vraisemblablement d’un vol.
La tournure des événements me laissait croire que les hommes, sur place, voulaient sûrement couper la main du voleur à l’aide de la hache. Punition OBLIGE ! À ce moment, j’hésitais entre vouloir rester à la fenêtre pour comprendre ou aller me recoucher, mais le mal de cœur m’a soudainement pris. Je me sentais tout de même en sécurité chez moi. (Nous habitons la maison d’un rebelle Ivoirien qui a misé sur la sécurité). Je me suis donc rendormies sans problème jusqu’à 6 h. Heure à laquelle je me suis à nouveau fait réveiller par des frappements à la porte d’entrée.
C’était Adama, mon complice de 12 ans celui à qui j’enseigne la vidéo et la photo. Justement, il venait m’emprunter ma caméra soi-disant pour prendre une photo du voleur de la nuit. Il nous invita également à venir admirer l’homme capturé. L’homme en question était ligoté en plein milieu de la cours entouré de quelques voisins du secteur qui lui crachaient des insultes et qui le ridiculisait. J’avais l’impression d’être au Moyen-Âge, à l’époque à laquelle les gens se faisaient justice eux-mêmes. Cette expérience nuptiale m’a permis de faire la connaissance du voleur le plus chanceux du Faso.
Soulignons, que je n’ai su que le lendemain que j’avais entrecroiser un voleur MARDEUX dans sa «merda». Cependant, aujourd’hui je peux vous assurer qu’il est tombé sur la bonne famille. Dans la journée qui a suivi, on nous a raconté le sort qui est affligé aux voleurs de Ouaga comme quoi ceux-ci ne sortent que rarement vivant d’une telle aventure. Lorsqu’ils se font prendre sur l’entre fait, ils ont intérêt à courir jusqu’au poste de police à défaut de quoi ils rencontreront la mort sur leur passage. Notre voleur, À NOUS, n’a même pas eu droit à une raclée. Lorsque Ousmane allait lui faire sa fête, Amada père est sorti de sa maison et a reconnu son camarade d’enfance. Il a donc décidé de lui épargner quelques souffrances physiques que ce soient. Comme Ousmane n’arrivait plus à dormir, il décida de passé le reste de la nuit à discuter avec le prisonnier tentant en vain de ramener celui-ci à la raison sur la bonne voie, celle du BIEN.
Ousmane est un être de bonne foi, un jeune homme de 24 ans jovial et dévoué. J’apprécie grandement sa présence. Nous avons décidé de l’inviter avec nous à BOBO pour les fêtes. Il pourra ainsi aller voir sa famille qu’il n’a pas visitée depuis 2 ans et il se plaira à nous faire découvrir la ville des artistes du Burkina.
Le temps passe… Il file à vivre allure et il m’échappe.
Ma semaine à été chargé en expérience de toutes sortes. J’ai écrit deux articles dont l’un portait sur l’entrevue du Président de la SEMUS à la télé nationale dans le cadre de la fête de l’indépendance du 11 décembre (en lien avec la thématique de la production maraîchère). Tandis que, l’autre portait sur la campagne de dépistage du VIH-SIDA que vous pourrez lire prochainement sur le site WEB de l’association qui sera en ligne après le temps des fêtes. Je suis également allé en brousse faire du terrain et faire de la capture d’images pour le reportage portant sur les activités de la SEMUS. Dans un premier temps, je suis allé à Gomponson faire une entrevue avec le responsable en agriculture de la coopérative de production maraîchère de 25 hectares qui vient à peine de voir le jour. Ensuite, je suis allée filmer les hommes et les femmes qui travaillent la terre. C’était ressourçant de se retrouver dans la nature dans un cadre positif au sein duquel la communauté a à coeur un projet prometteur. Et puis, aujourd’hui même, je suis allée dans le village de Latoden assister à un Théâtre forum. C’était un jour de MARCHÉ au village, il y avait énormément de gens surtout des jeunes mobilisés pour la présentation. La pièce se déroulait en Mooré mais Adama (mon complice) me traduisait les passages essentiels. Le soleil nous plombait sur la tête tandis qu’un fou alcoolisé s’est joint au groupe ajoutant ainsi de l’ambiance à l’événement.
Hier dans la journée, nous étions à un mariage. Nous avions proposé à Thao, un ami, d’êtres les photographes et caméramans engagés bénévolement. C’était un mariage composé en trois temps; premier STOP à la mairie, en suite la cérémonie a eu lieu à la maison des jeunes de Yako et finalement le mariage religieux à la Mosquée auquel j’ai participé voilé.
Lors de la cérémonie, les mariés avaient pris place à la table d’honneur sur la scène avec quelques membres de leur famille respective. Alors que l’ensemble des invités/spectateurs assistaient à la célébration enfoncés dans des bancs individuels leur faisant face comme au théâtre. Pour l’occasion, une sélection riche en mélodie langoureux et les grands HITS de Céline Dion en passant par Garou et bien entendu Francis Cabrel.
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais
Joyeuses fêtes !!!! AMOUR, ÉPANOUISSEMENT ET SÉRINITÉ !






Salut la couz!
En lisant ton histoire du voleur j'étais tellement angoissé pour toi!!! Je n'arrêtais pas de me dire que j'espèrais que tu n'ai pas vu le coupage de main!!!! Comme tu as si bien dit; un MARDEUX dans sa «merda».
J'adore te lire. mais...j'ai surtout hâte de te voir.....
Hola... Véronique. Il s'en passe des choses dans ton monde.
Tes photos sur Picasa sont superbes. Mes salutations depuis le Sénégal.
Jean-Marc
Super ton histoire, c'est toujours drôle après les faits, mais j'imagine que sur le coup, tu devait être angoissé.
C'est le fun aussi de pouvoir te suivre....
Passez des belle fêtes et profiter de ces beaux moments.
Ricardo
Bonjour Véronique,
Bon blog et magnifiques photos (surtout celle des mariés : wow!).
Au plaisir de te relire,
Catherine Benoit