Archive pour décembre 2009

Le mariage au Vietnam

J’ai eu l’occasion d’assister à une autre cérémonie de mariage ou plutôt des fiançailles cette fin de semaine à Ninh Binh. Cette fois-ci du meilleur ami de mon amie, Hà. Elle m’a expliqué un peu du rituel du mariage au Vietnam qui doit respecter certaines étapes. Cers dernières sont: la demande du mariage, les fiançailles et la célébration du mariage.

1-La demande en mariage : la famille du fiancé envoie une petite délégation composée de l’un des parents et de quelques membres de la famille qui rend visite à la famille de la fiancée. Cette rencontre entre les deux familles est l’occasion de se faire connaître, de vérifier le consentement de chacune des familles et de mettre au point les modalités des fiançailles et la cérémonie du mariage.

2-Les fiançailles : une autre délégation de la famille du fiancé est envoyée à la famille de la fiancée, apportant des offrandes destinées au culte des ancêtres et à la famille. Ces offrandes vont être partagées avec les voisins aussi. Il est indispensable d’avoir et le consentement des parents de la fiancée et celui de ces ancêtres. Les offrandes était composées de thé, du gâteau au riz (très bon à la saveur de la vanille avec du noix de coco à l’intérieur), des bouteilles de vin et un porc grillé.

3-Le mariage : il s’agit de deux cérémonies privées. Une chez les parents de la fiancée et devant l’autel des ancêtres. L’autre, chez la famille du fiancé et devant l’autel des ancêtres. Le lendemain du mariage, l’époux rend visite aux parents de sa femme. Une occasion pour lui de rendre hommage à ceux qui ont donné naissance à son épouse. 

Une étape très importante devrait être accomplie avant tout engagement; La visite d’un voyant. Ce dernier va confirmer le sort du future couple, d’après l’examen horoscopique, s’il était bien mari et femme. Le voyant détermine le jour, le mois et l’heure du mariage. Par conséquent on est parti à 6h15 le matin, car la famille du fiancé devrait être chez la famille de la fiancée à 9h. Le petit déjeuner nous a été servi vers 7h (riz au porc) et le déjeuner vers 11h. Beaucoup de choix de viande: poisson, poulet, porc (celui apporté par le fiancé), bœuf. Les légumes étaient présents aussi sur la table et mêmes des cigarettes et des allumettes.

 

À la semaine prochaine

Bonne année 2010

Niema

Un réveil au cœur de la nuit

voleur

Le jour de la mariée

Il faisait encore noir. Il n’était que 3h30 du matin et il me semblait avoir entendu un cri. Je me suis donc levée pour aller jeter un œil à la fenêtre. Effectivement, il y avait du tapage dans la cours, il y avait quelques ombrages mouvementés. J’ai perçu Ousmane et puis Adama père, une hache à la main. Probablement à cause du vacarme, femmes et les enfants étaient également réveillés. J’ai tout de suite alerté Kevin, en lui signalant mes inquiétudes. Il s’agissait vraisemblablement d’un vol.

La tournure des événements me laissait croire que les hommes, sur place, voulaient sûrement couper la main du voleur à l’aide de la hache. Punition OBLIGE ! À ce moment, j’hésitais entre vouloir rester à la fenêtre pour comprendre ou aller me recoucher, mais le mal de cœur m’a soudainement pris. Je me sentais tout de même en sécurité chez moi. (Nous habitons la maison d’un rebelle Ivoirien qui a misé sur la sécurité). Je me suis donc rendormies sans problème jusqu’à 6 h. Heure à laquelle je me suis à nouveau fait réveiller par des frappements à la porte d’entrée.

C’était Adama, mon complice de 12 ans celui à qui j’enseigne la vidéo et la photo. Justement, il venait m’emprunter ma caméra soi-disant pour prendre une photo du voleur de la nuit. Il nous invita également à venir admirer l’homme capturé. L’homme en question était ligoté en plein milieu de la cours entouré de quelques voisins du secteur qui lui crachaient des insultes et qui le ridiculisait. J’avais l’impression d’être au Moyen-Âge, à l’époque à laquelle les gens se faisaient justice eux-mêmes. Cette expérience nuptiale m’a permis de faire la connaissance du voleur le plus chanceux du Faso.

Soulignons, que je n’ai su que le lendemain que j’avais entrecroiser un voleur MARDEUX dans sa «merda». Cependant, aujourd’hui je peux vous assurer qu’il est tombé sur la bonne famille. Dans la journée qui a suivi, on nous a raconté le sort qui est affligé aux voleurs de Ouaga comme quoi ceux-ci ne sortent que rarement vivant d’une telle aventure. Lorsqu’ils se font prendre sur l’entre fait, ils ont intérêt à courir jusqu’au poste de police à défaut de quoi ils rencontreront la mort sur leur passage. Notre voleur, À NOUS, n’a même pas eu droit à une raclée. Lorsque Ousmane allait lui faire sa fête, Amada père est sorti de sa maison et a reconnu son camarade d’enfance. Il a donc décidé de lui épargner quelques souffrances physiques que ce soient. Comme Ousmane n’arrivait plus à dormir, il décida de passé le reste de la nuit à discuter avec le prisonnier tentant en vain de ramener celui-ci à la raison sur la bonne voie, celle du BIEN.

Ousmane est un être de bonne foi, un jeune homme de 24 ans jovial et dévoué. J’apprécie grandement sa présence. Nous avons décidé de l’inviter avec nous à BOBO pour les fêtes. Il pourra ainsi aller voir sa famille qu’il n’a pas visitée depuis 2 ans et il se plaira à nous faire découvrir la ville des artistes du Burkina.

Le temps passe… Il file à vivre allure et il m’échappe.
Ma semaine à été chargé en expérience de toutes sortes. J’ai écrit deux articles dont l’un portait sur l’entrevue du Président de la SEMUS à la télé nationale dans le cadre de la fête de l’indépendance du 11 décembre (en lien avec la thématique de la production maraîchère). Tandis que, l’autre portait sur la campagne de dépistage du VIH-SIDA que vous pourrez lire prochainement sur le site WEB de l’association qui sera en ligne après le temps des fêtes. Je suis également allé en brousse faire du terrain et faire de la capture d’images pour le reportage portant sur les activités de la SEMUS. Dans un premier temps, je suis allé à Gomponson faire une entrevue avec le responsable en agriculture de la coopérative de production maraîchère de 25 hectares qui vient à peine de voir le jour. Ensuite, je suis allée filmer les hommes et les femmes qui travaillent la terre. C’était ressourçant de se retrouver dans la nature dans un cadre positif au sein duquel la communauté a à coeur un projet prometteur. Et puis, aujourd’hui même, je suis allée dans le village de Latoden assister à un Théâtre forum. C’était un jour de MARCHÉ au village, il y avait énormément de gens surtout des jeunes mobilisés pour la présentation. La pièce se déroulait en Mooré mais Adama (mon complice) me traduisait les passages essentiels. Le soleil nous plombait sur la tête tandis qu’un fou alcoolisé s’est joint au groupe ajoutant ainsi de l’ambiance à l’événement.

Hier dans la journée, nous étions à un mariage. Nous avions proposé à Thao, un ami, d’êtres les photographes et caméramans engagés bénévolement. C’était un mariage composé en trois temps; premier STOP à la mairie, en suite la cérémonie a eu lieu à la maison des jeunes de Yako et finalement le mariage religieux à la Mosquée auquel j’ai participé voilé.

Lors de la cérémonie, les mariés avaient pris place à la table d’honneur sur la scène avec quelques membres de leur famille respective. Alors que l’ensemble des invités/spectateurs assistaient à la célébration enfoncés dans des bancs individuels leur faisant face comme au théâtre. Pour l’occasion, une sélection riche en mélodie langoureux et les grands HITS de Céline Dion en passant par Garou et bien entendu Francis Cabrel.

Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais

Joyeuses fêtes !!!! AMOUR, ÉPANOUISSEMENT ET SÉRINITÉ !

Joyeuses fêtes

Je commence mon article par vous souhaiter une joyeuse période des fêtes! Ici, à Hanoi, l’ambiance de Noël ne manquepas; guirlandes clignotantes multicolores, père Noel, banderoles souhaitant  joyeux Noel, etc. les hanoins prennent la file pour se prendre en photo avec ces décorations. Au district où j’habite, il n’ya pas le moindre signe de Noel. On dirait qu’on a changé de ville. La famille avec qui j’habite ne célèbre pas Noel. Donc, pas de sapin.

L’ambiance à Ho Chi Minh est tout autre. La décoration est plus grandiose! Cela m’a fait penser au Québec et aux décorations de Place Laurier et des Galeries de la Capitale. J’ai eu la chance d’aller à cette ville une deuxième fois, car la rencontre annuelle des volontaires d’Uniterra avec leurs partenaires locaux s’est déroulée du 14 au 17 Décembre à Binh Thuan, une province au sud du Vietnam, environ quatre heures en autobus de la ville de Ho Chi Minh.

Le retour à Hanoi était difficile surtout qu’à Hanoi le froid s’est bien installé dans la ville. Après quelques jours en soleil, le changement de température était décevant de 29° Ho Chi Minh à 14° Hanoi. Mais j’ai profité de la belle température à Binh Thuan pour passer quelques heures à la plage de Mui Ne avec tous les volontaires qui étaient présents. 

Bien que la rencontre mette l’accent sur l’élaboration des difficultés que les volontaires, qui travaillent étroitement avec les partenaires locaux tels les enseignants d’anglais ou tel le personnel de technologie d’information, ont, j’ai pu avoir une idée de ces obstacles. Par exemple la méthodologie d’enseignement basée principalement sur le par cœur, la procédure d’évaluation des étudiants, etc. Mon partenaire local n’était pas invité, car il n’est pas considéré comme un partenaire stratégique.

Pendant cette rencontre, j’ai pu discuter avec plusieurs volontaires sur leurs mandats, leurs difficultés, ce qu’ils apprécient de leurs mandats, etc. J’ai rencontré monsieur Jean Guy Trépanier, c’est un enseignant de français à  Vancouver en retraite. Actuellement, il enseigne l’anglais à Binh Thuan. Monsieur Trépanier dégageait beaucoup d’enthousiasme. J’ai profité de son expérience en Afrique et au Vietnam pour lui poser beaucoup de questions sur le travail dans le développement international. Ce qui était très enrichissant. Il m’a expliqué quelques obstacles que je pourrais éventuellement avoir, mais le mot clef reste toujours adaptation et persévérance.

À la semaine prochaine

Niema

De retour à Hanoi

J’ai oublié que je ne connaissais pas le mot de passe par cœur pour accéder au blogue des Managers Sans Frontières d’un autre ordinateur (le mot de passe est enregistré sur mon ordinateur portable). Car j’avais prévu écrire l’article et le poster le week-end passé de Binh Thuan où s’est déroulée la rencontre annuelle des volontaires d’Uniterra. Je vous parlerai plus de cette rencontre dans le prochain article.

Voici l’article de la semaine du 6 Décembre.

La température est toujours agréable pas trop chaud pas trop froid. Mais le climat est gâché par l’air poussiéreux. Car pas loin de mon travail et l’endroit où je demeure, il ya un très grand chantier de construction de nouvelles grandes routes à quatre voies.  Par conséquent, j’ai décidé de porter le masque comme presque tous les vietnamiens.

Ce qui a marqué cette semaine, était le colloque organisé par l’université sur « la tourismologie», sciences touristiques. Les conférences étaient données en français et j’ai pu aider, pour la première fois, le Doyen à faire les acétates de sa présentation en français. Plusieurs professeurs étaient invités de la Belgique et de la  France (université de Maine et l’université de Nantes). Je n’ai pas pu assister à aucune des conférences, car les places étaient limitées, mais j’ai discuté avec quelques professeurs sur le sujet du colloque et sur la proposition du projet. Ce qui était fort intéressant et instructif. D’ailleurs un professeur français, qui donne actuellement des cours à l’Université National du Vietnam, a montré de l’intérêt pour participer au projet de Ninh Binh. J’ai servi aussi comme traductrice tantôt de l’anglais en français et tantôt du français en anglais et lors d’une conférence donnée en anglais par un professeur belge sur la conférence sur le changement climatique à Copenhague.  

J’ai fait aussi la rencontre d’un ex-étudiant du doyen qui a participé à un projet de grande envergure «Human Ressource Development Project» financé par l’Union Européenne. La discussion était très enrichissante surtout les exemples qu’il a donné sur le tourisme responsable au Cambodge à Angkor Wat qui peut servir comme modèle pour plusieurs régions touristiques au Vietnam.

En grosso modo, c’était une semaine de rencontres qui s’est achevée par un diner avec quelques professeurs participants au colloque et quelques membres du staff de la Faculté dans un restaurant dont je vais me souvenir longtemps. On en sert une soupe aux différentes sortes de champignons qui était un délice. Ce qui ma surpris était le «black chicken » qui était servi avec la soupe et que juste quelques jours avant, j’ai rencontré un volontaire australien qui portait un t-shirt qui interdisait de manger «le poulet noir». J’ai fait quelques recherches pour savoir la raison, à part ses bienfaits pour la santé, je n’ai pas trouvé de réponses précises. Peut être parce que c’est une espèce rare.

Niema Khalifi

À la semaine prochaine.

Et voilà…

Voilà, il ne me reste plus que 3 jours de stage! 3 jours… wahhhhh!!! J’ai l’impression de me répéter à chaque fois que je dis que le temps passe vite, mais je le pense pour vrai! Au cours de la semaine dernière, certaines journées de travail m’ont parues vraiment longues… tout le monde était super occupé par plein de projets et moi, j’avais presque terminé les miens, mais je ne pouvais pas les finaliser tant que ma superviseure n’avait pas prononcé son verdict, ce qu’elle a finalement fait hier. Alors, j’en suis à finaliser mes différents projets qui seront, bien entendu, terminés d’ici à vendredi!

Je ne pourrais pas vous cacher que j’ai vraiment hâte de rentrer à la maison, surtout en ce temps des fêtes qui me fait réaliser encore plus que je suis loin de chez moi, de ma famille et de mes amis, mais cela va quand même faire drôle de rentrer au pays. Je me suis habituée à vivre ici …et  je m’y suis attachée. Le temps a passé super vite, mais en même temps on dirait que ça fait vraiment plus longtemps que 3 mois que je suis ici. Une adaptation en version vraiment accélérée, c’est pas mal avec ces mots que je peux qualifier mon expérience au Pérou! J’en garderai de bons souvenirs, malgré le fait que mon stage n’a pas été tout à fait ce que je pensais qu’il serait, mais ça arrive!

Bonne fin de stage à ceux qui le termineront en décembre et bonne continuation pour les autres qui le poursuivront pour encore quelques mois. Joyeuses fêtes à tous!

Cheers,

Suzie

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