Carnet de voyage

Dimanche, 29 novembre, 2009 - 12:31

Une partie de mon mandat consiste à visiter les différentes boutiques et ateliers des artisans de mon organisation. Je dois alors sélectionner les produits ayant un fort potentiel d’exportation sur le marché canadien et élaborer une méthodologie de sélection qui guidera l’organisation suite à mon départ. Les membres de l'organisation ont été sélectionnés suite à l'étude de leurs produits et de leurs techniques de production afin de constituer une association détenant une identité culturelle représentative du pays. Chaque grande région à donc son représentant. Résultat de cette première phase; plus de 100 heures de route en moins d’un mois, des rencontres inoubliables, un souper qui a coûté une semaine de repos forcé et des paysages à couper le souffle.

Les voyages en autobus se suivent mais ne se ressemblent pas. Tout d’abord, le billet est disponible le jour précédent ou le jour même du départ. Le voyageur doit faire son choix parmi trois types d’autobus : le standard, le supérieur muni d’un système de chauffage ou l’autobus lit. Vous avez bien lu, un autobus lit. Du jamais vu au Canada!!! Les sièges se couchent d’un angle près de 160 degrés sans oublier l’appui jambe qui s’abaisse devant vous. Pour vous dorloter encore plus, la compagnie vous fournit même une couverture en polar aux couleurs vives. Les voyages de longues durées sont tous de nuit alors il est malheureusement impossible d’admirer le paysage. Cependant, la durée du voyage est allégée par les heures de sommeil. Les terminus sont très achalandés, bondés de personnes qui se dirigent dans tous les sens et occupés de voleurs qui guettent les petits voyageurs inexpérimentés. Les voyages se suivent mais ne se ressemblent pas. Une vitre brise durant le périple, des vendeurs de nourritures montent à bord et essaie de faire un peu de profit en l’espace de quelques minutes, une querelle éclate au beau milieu du chemin, des douaniers inspectent les coffrent, des passagers protestent et une volontaire canadienne court afin de ne pas manquer le départ qui a été devancé. La température varie entre -10 et 22 degrés. Durant la nuit, les fenêtres givrent de l’intérieur et les passagers se réfugient sous plusieurs couvertures. Il n’y a habituellement qu’un arrêt à mi-chemin où il est possible de manger et d’aller au petit coin. Oublier les toilettes au fond de l’allée et croiser les doigts pour que votre souper ne soit pas rejeté. Les routes varient beaucoup. La Bolivie est reconnue pour posséder la route la plus dangereuse du monde. Une route sinueuse en montagne où les précipices sont très profonds. Il est possible de circuler dans les deux sens alors que la voie ne prévoit qu’une automobile. Sans avoir emprunté la plus dangereuse, je peux affirmer avoir emprunté la seconde. Mais quoi de mieux qu’un peu d’aventure pour mettre du piquant dans de longues heures de route?

Bonne semaine!!

Anick

Commentaires

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage.
CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.