Carnet de voyage

Lundi, 30 novembre, 2009 - 22:34

Ceux et celles qui ont reçu une formation sur le choc culturel, se rappelle surement de l’iceberg de Kohls. Pour en faire un bref résumé, il se divise donc en trois parties; la partie visible qui est la manière d’agir et les parties cachées, qui sont la manière de penser et la manière de ressentir. En tant que simple voyageur, nous avons l’habitude d’apprendre et observer la pointe de l’iceberg afin de mieux s’adapter dans la diversité. Cependant, j’ai remarqué qu’en tant que volontaire, nous sommes continuellement interpellé à réajuster nos constats et nos perceptions suite aux différentes situations auxquelles nous sommes confrontées. Bien que nous connaissions la théorie, il n’est pas toujours facile de la mettre en pratique. Selon moi, la réussite d’un mandat est directement liée à l’aptitude de comprendre cette partie cachée qui est parfois difficile à déchiffrer. Ce n’est qu’une réflexion personnelle qui est loin d’être un fait scientifique prouvé. Cependant, je trouve intéressant d’y réfléchir et de prendre conscience de cette réalité.

La hiérarchie est très importante en Bolivie. Il est parfois très dure pour un volontaire de comprendre le processus de décision et d’interpréter l’organigramme de l’organisation. Les décisions sont parfois prisent par des personnes qui n’ont aucun contact direct avec le terrain. Les réunions sont parfois très longues. Les participants se présentent avec plus d’une heure de retard, répondent à leur cellulaire en pleine formation et ferment les yeux pour se reposer un peu. Bien que ces gestes soient inconcevables pour nous, ces actions sont acceptées et ont une raison d’exister. Plusieurs rapports ont été demandés pour le lendemain alors qu’ils prenaient plus de trois jours de travail afin d’être complétés et certaines conférences ont été improvisées, n’ayant eu aucun avertissement les jours précédents. Difficile de se planifier un emploi du temps. Lors de l’élaboration de mon plan de travail, j’ai été confrontée au trop plein de liberté qui m’avait été octroyée. Je devais planifier les tâches à effectuer sur une période de quatre mois alors que les activités n’étaient pas encore élaborées. Cependant, bien entourée, il est toujours possible de réaliser un travail de qualité. J’ai la chance de travailler avec un partenaire local qui appuie et intègre le volontaire à ses activités. Selon moi, le stage est un excellent moyen de sortir de notre zone de confort et une opportunité de développer de nouvelles aptitudes personnelles et professionnelles. Pour une vraie passionnée, plus c’est dépaysant, plus le défi est  intéressant!!!

Bonne semaine!!

Anick

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