Archive pour novembre 2009

Choc des cultures

Ceux et celles qui ont reçu une formation sur le choc culturel, se rappelle surement de l’iceberg de Kohls. Pour en faire un bref résumé, il se divise donc en trois parties; la partie visible qui est la manière d’agir et les parties cachées, qui sont la manière de penser et la manière de ressentir. En tant que simple voyageur, nous avons l’habitude d’apprendre et observer la pointe de l’iceberg afin de mieux s’adapter dans la diversité. Cependant, j’ai remarqué qu’en tant que volontaire, nous sommes continuellement interpellé à réajuster nos constats et nos perceptions suite aux différentes situations auxquelles nous sommes confrontées. Bien que nous connaissions la théorie, il n’est pas toujours facile de la mettre en pratique. Selon moi, la réussite d’un mandat est directement liée à l’aptitude de comprendre cette partie cachée qui est parfois difficile à déchiffrer. Ce n’est qu’une réflexion personnelle qui est loin d’être un fait scientifique prouvé. Cependant, je trouve intéressant d’y réfléchir et de prendre conscience de cette réalité.

La hiérarchie est très importante en Bolivie. Il est parfois très dure pour un volontaire de comprendre le processus de décision et d’interpréter l’organigramme de l’organisation. Les décisions sont parfois prisent par des personnes qui n’ont aucun contact direct avec le terrain. Les réunions sont parfois très longues. Les participants se présentent avec plus d’une heure de retard, répondent à leur cellulaire en pleine formation et ferment les yeux pour se reposer un peu. Bien que ces gestes soient inconcevables pour nous, ces actions sont acceptées et ont une raison d’exister. Plusieurs rapports ont été demandés pour le lendemain alors qu’ils prenaient plus de trois jours de travail afin d’être complétés et certaines conférences ont été improvisées, n’ayant eu aucun avertissement les jours précédents. Difficile de se planifier un emploi du temps. Lors de l’élaboration de mon plan de travail, j’ai été confrontée au trop plein de liberté qui m’avait été octroyée. Je devais planifier les tâches à effectuer sur une période de quatre mois alors que les activités n’étaient pas encore élaborées. Cependant, bien entourée, il est toujours possible de réaliser un travail de qualité. J’ai la chance de travailler avec un partenaire local qui appuie et intègre le volontaire à ses activités. Selon moi, le stage est un excellent moyen de sortir de notre zone de confort et une opportunité de développer de nouvelles aptitudes personnelles et professionnelles. Pour une vraie passionnée, plus c’est dépaysant, plus le défi est  intéressant!!!

Bonne semaine!!

Anick

Je t’emmènerai sur les chemins

Une partie de mon mandat consiste à visiter les différentes boutiques et ateliers des artisans de mon organisation. Je dois alors sélectionner les produits ayant un fort potentiel d’exportation sur le marché canadien et élaborer une méthodologie de sélection qui guidera l’organisation suite à mon départ. Les membres de l’organisation ont été sélectionnés suite à l’étude de leurs produits et de leurs techniques de production afin de constituer une association détenant une identité culturelle représentative du pays. Chaque grande région à donc son représentant. Résultat de cette première phase; plus de 100 heures de route en moins d’un mois, des rencontres inoubliables, un souper qui a coûté une semaine de repos forcé et des paysages à couper le souffle.

Les voyages en autobus se suivent mais ne se ressemblent pas. Tout d’abord, le billet est disponible le jour précédent ou le jour même du départ. Le voyageur doit faire son choix parmi trois types d’autobus : le standard, le supérieur muni d’un système de chauffage ou l’autobus lit. Vous avez bien lu, un autobus lit. Du jamais vu au Canada!!! Les sièges se couchent d’un angle près de 160 degrés sans oublier l’appui jambe qui s’abaisse devant vous. Pour vous dorloter encore plus, la compagnie vous fournit même une couverture en polar aux couleurs vives. Les voyages de longues durées sont tous de nuit alors il est malheureusement impossible d’admirer le paysage. Cependant, la durée du voyage est allégée par les heures de sommeil. Les terminus sont très achalandés, bondés de personnes qui se dirigent dans tous les sens et occupés de voleurs qui guettent les petits voyageurs inexpérimentés. Les voyages se suivent mais ne se ressemblent pas. Une vitre brise durant le périple, des vendeurs de nourritures montent à bord et essaie de faire un peu de profit en l’espace de quelques minutes, une querelle éclate au beau milieu du chemin, des douaniers inspectent les coffrent, des passagers protestent et une volontaire canadienne court afin de ne pas manquer le départ qui a été devancé. La température varie entre -10 et 22 degrés. Durant la nuit, les fenêtres givrent de l’intérieur et les passagers se réfugient sous plusieurs couvertures. Il n’y a habituellement qu’un arrêt à mi-chemin où il est possible de manger et d’aller au petit coin. Oublier les toilettes au fond de l’allée et croiser les doigts pour que votre souper ne soit pas rejeté. Les routes varient beaucoup. La Bolivie est reconnue pour posséder la route la plus dangereuse du monde. Une route sinueuse en montagne où les précipices sont très profonds. Il est possible de circuler dans les deux sens alors que la voie ne prévoit qu’une automobile. Sans avoir emprunté la plus dangereuse, je peux affirmer avoir emprunté la seconde. Mais quoi de mieux qu’un peu d’aventure pour mettre du piquant dans de longues heures de route?

Bonne semaine!!

Anick

Peut contenir des traces d’arachides

Que faites-vous pour faire passer le mal du pays?  De mon côté, la réponse est simple et instinctive : deux rôtis au beurre d`arachide!! Toujours conserver près de soi un pot arboré de ses deux petits oursons préférés en cas d’urgence extrême. Quoi de plus nourrissant pour le corps et pour l’esprit que se bon vieux beurre salé. De plus, cela peut vous être utile en cas d’une intolérance à la nourriture du pays. Puisque le pain est une ressource courante sur presque tous les territoires, vous n’aurez aucune difficulté à trouver le seul élément nécessaire pour compléter votre souper. Mes collègues de travail ont adoré ce doux mélange à la couleur du dulce de leche. Dans mes bagages, se retrouvent aussi, quelques produits d’érables afin de faire découvrir cet élixir emblématique à qui veut bien se sucrer le bec. Je suggère fortement les bonbons au sucre d’érable;  gâteries fait de sirop pur à 100% sans ajout de glucose. En plus d’être délicieux, il se transporte à merveille sans ajouter de poids supplémentaire à vos valises. Remarquable dans un petit emballage, il est le cadeau parfait pour toute hôte, client ou collègue de travail. Sans oublier qu’il se conserve peu importe la température de votre nouvel environnement. Cela fait un énorme bien de se sentir chez soi ne soit que l’espace d’un moment. Je suis une personne pour qui la nourriture peut être très réconfortante mais, n’ayez crainte, je consomme le tout avec modération.

L’organisme local pour lequel je travail est constitué de plusieurs groupes d’artisans au niveau national. Lors d’un atelier de formation, l’organisme paie le transport, l’hébergement et la nourriture à tous les participants. Les déjeuners sont servis habituellement vers 8h et sont constitués de pain et de fromage. Vers 11h, une collation s’impose afin de rester concentrer jusqu’à l’heure du dîner. Puisque La Paz est situé à une hauteur de 3660 mètres d’altitude, le diner se doit d’être le repas le plus consistant car la digestion est beaucoup plus ardue en soirée. Il est donc toujours composé d’une soupe, d’une assiette principal et d’un dessert. La soupe est en soi très bourrative car elle est contient généralement une importante portion de légumes, des féculents et un morceau de viande. Le plat principal est fait de poisson ou de viande avec pomme de terre, riz et salade. Une autre collation et le thé est servi vers 17h30 suivi d’un souper léger vers 19h. Inutile de vous dire que j’ai adoré ces ateliers de formation.

Je tiens à mentionner qu’aucune commission n’a été reçue suite à la publicité des produits mentionnés ci-haut. D’ailleurs, je vous encourage à consommer équitable et à acheter des produits biologiques. :)

Bon appétit!!

Anick

À la Recherche d’une chambre

Ma colocataire va partir le 4 Décembre, par conséquent je vais me retrouver toute seule dans la maison à trois étages. Alors, j’ai décidé de déménager pour le reste de mon mandat. En ce moment, je suis en recherche active d’une chambre située pas loin de la faculté, car cela prend environ une heure pour m’y rendre d’où j’habite et parfois jusqu’à deux heures au retour à cause du trafic! C’est épuisant! Il n’ya pas beaucoup de chambres disponibles et le prix varie de 180$ jusqu’à 800$ pour une chambre située au lac hoan kiem, au cœur de Hanoi. Le doyen m’a fait savoir que ce n’est pas n’importe qui qui peut loger un étranger au Vietnam. Il faut avoir un permis du gouvernement pour pouvoir l’héberger ou lui louer une chambre.

Côté travail, cette semaine a été tranquille: recherche sur le développement durable et sur quelques universités, l’envoi de quelques lettres d’intérêt et une discussion enrichissante avec un ancien étudiant du Doyen, qui a participé à un projet de grande envergure entre l’Union Européenne et le Vietnam, sur le tourisme responsable.

J’ai été invitée à une conférence : «Formation, recherche, entreprises, vecteurs d’un partenariat pour le futur» donnée par M. Ngyen Thien Nhan, Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Éducation et de la Formation, et Mme Valérie Péresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. La conférence était donnée à l’occasion de la visite de M. François Fillon, Premier Ministre de la République Française. L’invitation m’a été offerte par une française qui travaille à l’université et dont le doyen m’a présentée. La conférence était intéressante. Elle mettait l’accent sur le partenariat établi entre la France et le Vietnam dans le domaine de l’éducation supérieure.

À la semaie prochaine

Niema

On trouve de tout, même un ami!!

Ha ça oui!!! J`aimerais bien trouver un Jean Coutu en Bolivie!! Les temps de divertissement sont rares et les relations amicales sont difficiles à établir. Seule volontaire canadienne sur le terrain, j’attends avec impatience la venue de nouveaux arrivants afin de partager un bon souper. Lorsque nous comparons plusieurs cultures latines, nous pouvons remarquer que les boliviens ne parlent pas beaucoup de leur vie personnelle et ne laisse entrer quiconque qui désire avoir un ami.  Cependant, ils sont très respectueux et leur côté réservé laisse beaucoup de place à notre bulle occidentale. Ceci nous laisse donc beaucoup de liberté. Nous pouvons accomplir notre mandat ne laissant qu`un souvenir éphémère ou être plus proactif et essayer de partager des moments qui resteront gravés au fil du temps.

Lors de ma dernière expédition, j’ai fait la rencontre de personnes extraordinaires. Des voyageurs mordus par la découverte de nouvelle terre et nourri à l’aventure que leur réserve l’inconnu. Sans parler des guides qui nous font sourires et qui sont, très tôt le matin, à l’écoute de nos moindres besoins. Dans ces souvenirs se trouve un couple d`australien, âgé dans la cinquantaine, qui a décidé il y a plusieurs mois, de découvrir l’Amérique du Sud. Un voyage d’un an, des milliers de kilomètres, un sac à dos rempli et un seul moyen de transport, leur vélo!! Je les ai rencontré à Sajama, un lieu naturel encore inconnu des touristes de passage. Impossible de se rendre par ses propres moyens car une bonne partie de la route se trouve en plein milieu d`une terre désertique entourée de montagnes. Nous avons eu la chance d’être accompagné par Santiago, un chauffeur et guide exceptionnel. Une personne très attachante qui nous a fait découvrir, à la fois, les forces de la nature et les côtés authentiques de la culture bolivienne. Les paysages étaient spectaculaires : roches volcaniques, eaux thermales, monts éternels, geysers, village fantôme et j’en passe.  Imaginez, cette fois-ci,  en vélo avec une température entre 0 et 10 degrés, avec aucune indication et du vent à profusion. Mais…… quelle réalisation!!! L’homme nous a d`ailleurs raconté qu’il s`est brisé la clavicule lors d`une chute, et que, comme tout bon écuyer, il est remonté en selle et a continué son chevauché. Vêtu de notre tuque, nous mitaines et notre manteau, nous avons partagé de multiples aventures devant une bonne tasse de thé avant d’aller se reposer afin d`attaquer une nouvelle journée!!!

Bonne soirée à tous!!

Anick

Recherche