Déjà octobre! Il me reste exactement 7 semaines et demie à passer en terre burkinabé! Et cela est relativement court quand je pense que la durée complète de mon séjour est de 23 semaines, il ne m’en reste que très peu. Octobre est le mois pilier de mon mandat : mon guide de formation pour ADEP doit se terminer, la formation doit commencer, certains dossiers doivent se finaliser et comme la rentrée des classes est officiellement le 15 octobre les étudiants sont maintenant disponibles. Ce qui veut dire que nous pouvons commencer à organiser et à réaliser les activités prévues au programme du projet MRI de l’ACEE. Ce programme a été revu en entier et nous l’avons validé hier. Malheureusement pour moi, ce projet se déroulant jusqu’en août 2010, plusieurs des activités se feront inévitablement suite à mon départ! Par contre je suis très heureuse de pouvoir participer à la constitution et à la planification du programme, deux éléments extrêmement important pour la réussite d’un projet. En bref, à la fin octobre nous réaliserons une rencontre à Bobo-Dioulasso (la deuxième ville économique du pays à environ 4h30 de route de Ouaga) de tous les Clubs Entrepreneurs Étudiants du pays, qui regroupent 1500 membres, afin de réaliser une conférence sur l’innovation et la créativité en entreprenariat et pour lancer officiellement le concours de plan d’affaires. Je suis actuellement en train de réviser le canevas qui servira de guide aux participants pour monter leur projet. En novembre, l’ACEE participera activement aux Journées de l’Entreprenariat Burkinabé afin d’y mener des actions de sensibilisation et de plaidoyer. Alors ce sont les deux principales activités de l’ACEE dont j'apporte un soutien dans la planification et l’organisation, mis à part le soutien administratif que j’apporte au bon déroulement du projet, dont des rapports narratifs et budgétaires à réaliser à des échéances données.
Le projet continuera après mon départ : en décembre les jeunes remettront leur dossier et le comité du jury sélectionnera 15 projets selon les critères de sélection qui seront établis. En janvier, suite aux congés des fêtes, les promoteurs des 15 projets se verront offrir une formation de 15 jours afin de les aider à mettre en œuvre leur projet d’entreprise. Suite à la formation, les 7 projets les plus réalisables seront retenus et les lauréats seront soutenus dans le processus de création par un cabinet qui leur offrira un appui technique jusqu’en août. Ils recevront de plus de l’aide financière grâce à un partenariat avec la Banque Régionale de Solidarité du Burkina Faso, protocole que nous sommes à même de finaliser avec cette dernière. Le but est de créer au moins 5 entreprises distinctes. C’est donc un projet pilote et s’il remporte le succès attendu il pourra être renouvelé d’années en années et ainsi augmenter le nombre d’entreprises créées et donc par défaut, aider à augmenter avec le temps le nombre d’emploi et diminuer le chômage. De plus, l’ACEE est soutenue dans le renforcement de ses capacités organisationnelles afin qu’elle devienne autonome et n’aie plus besoin de l’aide financière et technique d’Oxfam-Québec. L’autonomie des partenaires est d’ailleurs le but principal de l’organisation. Alors nous souhaitons que ces projets puissent pérenniser et ce, indépendamment d’Oxfam. Il faut alors toujours travailler en fonction de cela, ne pas faire à leur place mais plutôt les accompagner dans leurs activités, que ce soit des tâches administratives ou des projets à mener, jusqu’à ce qu’elles puissent le faire seules.
Parallèlement, j’ai réussi à approcher le Conseil National de la Jeunesse pour discuter d’un éventuel partenariat avec l’ACEE et nous nous rencontrerons dans 2 semaines! En ce qui concerne leur projet Incubateur (le centre d’appui technique pour les jeunes entrepreneurs) dont je vous avais déjà parlé, la demande a été envoyée au siège à Montréal pour analyse et nous attendons le verdict.
En ce qui concerne le guide de formation en activités génératrices de revenus que je conçois pour ADEP, mes travaux avancent trop lentement à mon goût… avec la planification et les activités de l’ACEE le temps me manque un peu. Alors je me suis fais un calendrier que je devrai respecter si je veux finir à temps pour donner la formation aux futures formatrices avant de rentrer au Québec. Comme je ne connais toujours pas la date de cette fameuse formation, qui devrait se faire soit à la fin octobre ou en novembre, je dois être prête à tout moment! Je n’ai pas la moitié du guide d'élaboré, mais j’ai déjà tout le contenu des modules, il ne reste qu’à l'ajouter au guide et à peaufiner la méthodologie d’enseignement. J’espère que je réussirai à terminer à temps! Je suis confiante :)
Voici donc les derniers développements de mon travail ici, au moins en ce qui concerne mes partenaires. Parce qu’il y a aussi des tâches administratives à faire auprès d’Oxfam : des comptes-rendus des projets, des analyses de nouveaux outils, des rapports de rencontres, des participations à des campagnes d’Oxfam International, etc. Je considère que je fais un stage très intéressant! Malgré que l’entreprenariat ne soit pas un domaine dont je suis spécialiste, mon mandat étant plus au niveau de la gestion et de la coordination des projets, je crois que j’arrive à apporter un bon soutien à mes partenaires. J’apprends énormément de choses surtout. Souvent il est difficile d’évaluer le changement réel qu’on apporte en tant que coopérant. Puisque c’est un travail d’accompagnement, les résultats ne sont pas toujours concrets, le temps avance vite et on a parfois l’impression que les projets n’avancent pas au même rythme. Je comprends de plus en plus que le développement est un processus extrêmement long. Je crois que c’est avec le recul que je verrai plus exactement ce que j’ai apporté ici. À suivre!
Alors finalement, comme mes fins de semaine sont maintenant comptées, autant en profiter : je retourne visiter ma parenté à Bobo-Dioulasso! Bonne fin de semaine à tous et à toutes! :)






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