Archive pour septembre 2009

Le début de la fin

Et bien ça fait un moment! Que se passe-t-il avec la petite blanche de Bama!? C’est qu’elle est de moins en moins blanche, en tout cas dans ses habitudes! On m’a renommée Mylène Ouédraogo depuis que j’ai surpris tout le monde en intervenant dans leur conversation en moré. On ne peut plus rien me cacher, je connais trop bien le contexte pour être totalement perdue :P

Le rythme africain est maintenant le mien. Les nouveautés sont moins fréquentes. Après avoir rencontré tellement de personnes, je m’adonne maintenant et approfondir les relations plutôt qu’à en commencer de nouvelles. Et s’en est d’ailleurs toute la richesse. Le travail a même fini par devenir routinier. Non, quand même pas sans surprises à chaque matin, mais les surprises sont maintenant la routine ;P On gère au quotidien ce qui nous tombe dessus en essayant d’en prévoir quelques coups. Bien que ça me laisse beaucoup moins de temps pour travailler aux documents que j’ai à mettre en place pour mon mandat, travailler à deux avec quelqu’un qui prend des forces de jour en jour en gestion me plaît beaucoup. Je crois que le plus dure pour lui à mon départ ne sera pas de faire le travail seul puisque nous allons nous assurer qu’il est bien outillé pour le faire, mais de ne plus avoir un deuxième avis pour gérer toutes les questions qui jaillissent. Entre l’étuvage, les 329 étuveuses, les 16 membres du bureau exécutif, le partage des responsabilités, le riz étuvé, le riz blanc, les prix, les clients, les bénéfices, les charges, les investissements, le crédit, les remboursements, les trois petites caisses différentes pour aller avec les trois comptes de banque différents selon les partenaires…! Je vous assure qu’un deuxième avis est toujours très apprécié. D’autant plus dans mon cas qu’il faut ajouter les différences culturelles, ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, ce qui se dit, ce qui ne se dit pas, et dans quelle langue en  plus! Donc vous comprenez bien que je suis là pour appuyer mon homologue, mais il m’a beaucoup appuyée aussi avec ses opinions et ses traductions qui ont accéléré d’un cran la tenue des réunions.

J’entame maintenant mon 5ième mois de 5. Avec la dernière semaine réservée à l’évaluation et le retour en ville pour prendre l’avion, ça sonne un peu fin de mandat tout ça. J’ai rencontré cette semaine mon responsable d’Uniterra pour la dernière fois avant qu’il ne vienne m’arracher à ma vie parallèle africaine. On a discuté des derniers objectifs à atteindre d’ici la fin. Entre temps il sera au Canada, je crois pour signer officiellement son nouveau contrat. Parce qu’en fait j’ai changé de responsable pendant leur longue absence pour les vacances du mois d’août. Au retour, mon partenaire terrain était devenu mon responsable Uniterra, et ne l’ayant pas remplacé dans son ancien poste, je n’ai plus de partenaire terrain.. J’ai gagné un homologue, mais en même temps j’ai perdu mon partenaire terrain :P Ahhhh l’Afrique J J’ai oublié de lui demander de me ramener un souvenir du Canada !!!

Donc début de la fin, les meilleurs moments, la dernière bouchée. Il faut bien en profiter. Je vais donner tout ce que je peux pour bien terminer mon mandat et partir rassurée de savoir l’Union entre bonne main et sur la bonne voie. Mais c’est déjà pas mal le cas. Cette première campagne n’aura pas été facile, mais ça ne pourra que mieux aller pour les suivantes.

Je vous en redonne des nouvelles, mais j’avoue que je commence à être un peu perdue dans ce que j’ai déjà dit ou pas. Entre les messages à ma famille, les rapports mensuels, le rapport pour Uniterra, mon rapport final de stage, les comptes-rendus aux partenaires, les discutions avec les voisins, mon copain au téléphone et ce blog, c’est fort possible que j’en oublie des bouts, et encore plus que je me répète !! Alors soyez indulgents, le rapportage sur le terrain est aussi pire que ce qu’on nous a raconté dans les cours de développement international :P

Mylène

1ere semaine à l’université nationale du Vietnam-Faculté de Tourisme

1ere semaine à l’université nationale du Vietnam-Faculté de Tourisme

Avant de parler de ma première semaine à la faculté, j’aimerai vous parler de Sapa la ville où j’étais le week-end.  Je savais que c’était un endroit à visiter au Vietnam, mais je ne m’attendais pas à voir d’aussi beaux paysages à couper le souffle.  On était logé dans le cat cat hôtel et depuis notre chambre on avait une vue splendide sur les rizières et les montagnes. Un endroit MERVEILLEUX pour relaxer et apprécier la beauté du Vietnam et les petits villages des minorités ethniques.

 Beaucoup de femmes de ces minorités qui ont un contact direct avec les touristes parlent très bien anglais. Ce qui m’a surpris, car ici à Hanoi c’est très difficile de trouver quelqu’un au même niveau d’anglais que ces femmes. Ces femmes qui travaillent 4 jours par semaine comme guide touristique et payé par l’hôtel où on était logé. Une très bonne idée originale de certains volontaires australiens pour assurer une certaine source financière à ces femmes. Ces femmes, même si elles n’ont jamais été à l’école, leur degré du professionnalisme et leur souci du détail sont remarquable de plus et ce qui nous a laissé bouche bée c’est qu’au milieu de nul part à travers les rizières et les villages éparpillés un peu partout, notre guide nous a fait sortir sa carte d’affaire et fait un appel au chauffeur du jeep pour venir nous chercher.  C’était fort intéressant de voir ces minorités ethniques qui ont préservé leurs styles de vie intacts, mais qu’ont fait exception à la technologie de communication de s’introduire dans leur mode de vie.

Retour à Hanoi

Pour me rendre à l’université, j’ai pris le taxi-moto, moyen de transport très populaire ici au Vietnam, cela m’a coûté  un petit peu moins de 3CAD. La maison où j’habite est loin de l’université minimum 25 minutes en taxi-moto. C’est un vrai cauchemar la circulation aux heures de pointes, C’est le CHAOS, mais les taxi-motos réussissent à faufiler entre les voitures pour gagner un peu de temps. Bien qu’il existe des voix réservées pour les taxis et les motos, elles sont rarement utilisées, car ces voix ne sont pas assez grandes pour contenir tous les motos et les bus en circulation.  La 2eme journée au travail, j’ai décidé de prendre l’autobus en suivant la carte de Hanoi que j’ai avec les arrêts d’autobus et en suivant les conseils du doyen de la faculté et certains étudiants. Déception! Cela m’a pris environ deux heures pour me rendre au travail. Je suis partie de chez-moi vers 8h45, j’étais au travail vers 10h50. J’ai du appeler la responsable du programme d’UNITERRA ici à Hanoi, Mme Ngoc, car je n’avais pas le numéro du téléphone du doyen, pour qu’elle appelle le doyen de la Faculté pour lui dire que je suis perdue à Hanoi et lui expliquer mon retard «ce qu’ils ont trouvé drôle». Quant à moi, j’ai pris ça avec un sang froid et un sourire et je me suis dite c’est normal je dois passer par là. Malheureusement c’es très rare de trouver quelqu’un qui parle anglais pour lui demander de l’aide. Bien que j’aie mon dictionnaire toujours avec moi et quelques phrases utiles, les vietnamiens ne me comprennent pas, car je n’utilise pas toujours le bon ton dans ma prononciation.  La journée suivante, étant donné que j’ai plus d’expérience et en suivant, toujours, les conseils du doyen et des étudiants, j’ai décidé de prendre l’autobus une autre fois, mais en suivant un autre itinéraire. Résultat : j’ai marché pendant environ 45minutes et je n’ai trouvé aucun autobus qui se rend à l’université. Désespérée, j’ai décidé de prendre le taxi moto. Heureusement, on les trouve partout dans la ville.

Au travail :

Ma première semaine était surtout une semaine d’exploration de la faculté, de connaissance du staff de la faculté et de quelques étudiants qui font partie du club anglais et du club des volontaires.  .J’ai pris connaissance du travail à faire et des tâches à accomplir.

Il s’agit de continuer la conception de deux propositions de projets forts intéressants :

-          Le premier a pour but de renforcer la capacité de la gestion de l’environnement, dans les régions touristiques, de la communauté local de Ninh Binh en développant les compétences locales.

 

-          Le deuxième a pour but l’éducation et la sensibilisation de la population face aux changements climatiques dans les régions touristiques telle que Ninh Binh et prendre les actions nécessaires pour changer la situation.

 

1-      Faire des recherches pour trouver des bailleurs de fonds pour l’exécution du projet.

2-      Contacter des universités nord américaines et européennes pour une possibilité de partenariat.

J’ai commencé à travailler sur le projet, mais c’est très difficile de se concentrer sur une tâche sans se faire interrompre par le personnel ou les étudiants qui viennent voir et inviter la nouvelle stagiaire du doyen de la faculté. Ce que j’ai apprécié énormément, mais je m’attend à ce que la période des invitations se calment cette semaine.

Sur ce, je vous dis bonne semaine et à bientôt

Niema de Hanoi

Quelques statistiques intéressantes…

Hola!!!

J’avais envie de partager avec vous des statistiques que j’ai lues dans un journal local : El Comercio sur la confiance que portent les Péruviens envers certaines institutions. Ces chiffres ne vous étonneront pas en soi, mais je trouve que leur ampleur est tout de même impressionnante.

Confianza en instituciones (Confiance dans les institutions)

En general, ¿tiene mucha, alguna, poca o ninguna confianza en las siguientes instituciones? (En général, est-ce que vous faites beaucoup, de temps en temps, peu ou pas du tout confiance dans les institutions suivantes?

Mucha/alguna (beaucoup/de temps en temps) Poca/ninguna

(peu/pas du tout)

No precisa

(sans précision)

La Iglesia Católica

(L’Église catholique)

58% 40% 2%
Medios de comunicación

(Les médias)

48% 50% 2%
Fuerzas Armadas

(Force militaire)

40% 57% 3%
Policía Nacional

(Police nationale)

36% 62% 3%
Gobierno

(Gouvernement)

20% 80% 0,2%
Partidos políticos

(Partis politiques)

17% 80% 3%
Poder judicial

(Pouvoir judiciaire)

- - -
Congreso de la Republica

(Congrès de la République)

- - -

Source: http://e.elcomercio.pe/101/impresa/pdf/2009/09/14/ECPL140909a8.pdf

Je suis presque certaine que les statistiques pour le pouvoir judiciaire et le congrès de la République étaient disponibles dans la version papier, mais sur Internet, elles semblent avoir disparues… Cet article comporte aussi d’autres statistiques quant aux intentions de vote des Péruviens qui soit dit en passant, met en vedette la fille de Alberto Fujimori, Président de la république de 1990 à 2000 et ayant été accusé de corruption, meurtres, kidnapping et crime contre l’humanité… Les opinions que j’ai entendues à son sujet depuis que je suis arrivée ici ne convergent pas en un seul point. Certains croient qu’elle possède bonne chance de l’emporter alors que d’autres n’y croient pas du tout ou n’ont vraiment pas envie d’un autre Fujimori à la tête du pays…

Sur ce, passez un bonne fin de semaine!

Cheers,

Suzie

La fête du ramadan

Bonjour !

Le week-end dernier c’était la fin du ramadan (le jeûne de 30 jours des musulmans pratiquants) et je suis bien contente d’avoir pu participer aux festivités ! Wow, ça c’était un évènement culturel de toute pièce! C’était de toute beauté de voir Cires pratiquer son ramadan : il n’avait pas le droit de manger le jour, il devait « casser son carême » à 18h30 au coucher du soleil en mangeant un fruit et en buvant du « zomkom » la fameuse « eau de bienvenue » qui est en fait un jus à base de mil et de gingembre : très bon ! Il m’a dit que parfois il se levait la nuit pour en profiter pour grignoter hihi… il lui est aussi arrivé de tricher quelques fois et de manger pendant le jour ! Il avait aussi ses nombreuses prières à faire en plus de celles qu’il doit faire obligatoirement 5 fois par jour à TOUS les jours. Dans notre quartier, comme la mosquée est loin, les gens se regroupent dans un carré formé avec des briques de banco et prient tous ensemble Allah. C’est donc après ce mois de carême que dimanche les festivités de « l’Aïd-El-Fitr » ont eu lieu. Les gens passent la journée d’avant ainsi que la matinée à préparer tout plein de repas pour le dimanche et invitent leurs proches à venir manger. La journée d’avant, le samedi, c’était la folie dans les marchés : les commerçants en ont profité pour hausser les prix et il n’y avait presque plus de légumes au marché le lundi matin !!! De plus, lors de cette journée de fête, les enfants se promènent de cours en cours, de porte en porte pour faire la « sambe sambe ». Alors les gens leur donnent un peu du repas qu’ils ont préparés ou des fruits ou des bonbons ou un peu de monnaie !

Cires m’a invité pour la journée à le suivre pour les festivités, ce que j’ai beaucoup apprécié. Il est venu me chercher à midi et on s’est promené en ville, dans les « 6 mètres » (on appelle les rues comme ça ici, ce sont des quartiers dont les rues sont ensablées et non goudronnées, j’habite moi-même dans un 6 mètres comme la plupart des gens) et dans les « non-lotis » (les quartiers en périphérie de la ville qui sont de véritables petits labyrinthes de terre et de sable !) afin de visiter ses proches. Chacun avait préparé de très bons plats et nous avons passé la journée comme ça à littéralement se gaver ! Malgré quelques aliments dont je n’étais pas certaine de la fiabilité (à cause de l’eau surtout et non pas parce que ce n’était pas bon !) mon estomac de béton s’en est très bien tiré ! Nous avons ensuite été invité chez des amis et nous sommes sortis en « boîte » par la suite. Les bars et les maquis étaient remplis ! Malgré que l’alcool soit interdit par la religion,  j’ai remarqué ce soir-là que cette pratique est peut-être moins en vogue chez les jeunes ou peut-être était-ce parce que c’était jour de fête alors ils faisaient exception? Cela doit dépendre des gens,  comme Cires  qui aime bien prendre une petite bière de temps en temps. Il a fallu beaucoup de temps avant de trouver un endroit où il restait de la place. Je n’avais jamais vu autant de gens en ville! Finalement nous avons passé une bien belle soirée dans un « maquis-dancing » près de chez moi.

Nous avons eu de la chance car il ne faisait pratiquement pas soleil et la journée était donc un peu plus fraîche qu’à l’habitude. Par contre il y avait un peu de vent et le sable des 6 mètres se soulevait parfois… résultat : une 3e conjonctivite ! Mais ça va mieux étant donné que je badigeonne mes yeux d’onguent hihi !

Alors voici tel que promis mon expérience de la fête du ramadan. En plus, comme on avait un férié lundi grâce à cette joyeuse fête, j’en ai profité pour aller me baigner à la piscine d’un hôtel sous les cocotiers ! Que de plaisir sous ce soleil brûlant ! Et toute cette belle fin de semaine à rouler sur ma moto, les tresses dans le vent ! Quoi demander de mieux ? Haha !

Sinon et bien au bureau d’Oxfam les projets avancent bien, j’ai plusieurs rencontres et activités de prévus et mes partenaires, ACEE et ADEP, sont géniaux ! J’ai présenté ce matin à la présidente d’ADEP, Mme Lougue, le début de mon travail sur l’élaboration d’un guide en création d’entreprise de groupe. Ce guide servira de formation à des jeunes femmes voulant créer une coopérative. Elle était très contente de l’avancement des travaux ! Je vais pouvoir bientôt travailler avec la future formatrice afin que l’association puisse participer à l’élaboration, faire des commentaires et suggestions et ainsi s’approprier le guide. Alors je suis vraiment très contente de cette réunion concluante et très motivante ! En ce qui concerne l’ACEE, en plus de les accompagner dans la réalisation de leurs 2 grands projets, je tente d’établir un contact avec le Conseil National de la Jeunesse du Burkina Faso afin de voir les possibilités d’un partenariat avec l’association… à suivre ! :)

Bon, alors je vous redonne des nouvelles bientôt !

- — Après une semaine en sol péruvien — -

De la fenêtre de mon bureau…

Je ne vois pas toute la pauvreté qui est bien entendu présente à Lima. Tout ce que je vois c’est une jolie arrière-cour avec des cactus qui me font rappeler que je vis maintenant dans un pays supposément chaud (c’est la fin de l’hiver ici, il fait froid et l’humidité continue à s’imposer) …et puis, il y a aussi tous ces barbelés (accompagnés d’une « belle » décharge électrique) tout autour du bâtiment qui me ramène à la réalité. Ils me font rappeler à quel point la sécurité est ici un élément majeur. L’organisation dans laquelle je fais mon stage passe complètement incognito dans le quartier. Elle ne possède aucune publicité. Impossible de savoir qu’il se passe quoi que ce soit derrière ses murs. Au fait, j’ai obtenu ce stage par le biais de WUSC Canada et mon stage a lieu auprès d’une organisation nommée Governa. C’est ainsi que je disais que je ne vois pas toute cette pauvreté.

Ici, l’équipe est jeune venant de familles plus aisées que la moyenne péruvienne, le bureau est hyper moderne avec tout ce qu’on s’attend à avoir et en soit, il n’y a pas vraiment de différence entre ces jeunes et moi, outre la langue, mais j’y arrive et ils m’aident beaucoup à ce niveau! Pour le moment, je fais de la recherche sur des thèmes bien précis : les collisions de la route et sur la productivité des petites et moyennes entreprises. Je dois développer un cadre conceptuel pour chacun et trouver des articles supportant ces derniers, tout en faisant une comparaison avec les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Australie, principalement.

À chaque fois que je sors du travail pour retourner chez moi (dans une maison tenue par des personnes originaires du Japon avec plein d’autres japonais : une culture dans une autre culture!), ça me frappe à nouveau. Pas besoin de marcher bien longtemps pour que cette réalité reface surface… Les disparités sociales sont importantes. Je m’y attendais, mais reste que de voir une petite fille d’environ 4 ans faire des pirouettes dans le milieu de la rue et après venir te demander de l’argent est vraiment brise-cœur… surtout quand le chauffeur de taxi te dit de fermer la fenêtre, verrouiller la portière et de ne pas porter attention… et qu’elle cogne dans la fenêtre en répétant : « Madame, S.V.P. ». …et moi, je m’en allais manger dans un restaurant dans l’un des quartiers les plus favorisés de la ville…

Je suis ici avec une fille d’Ottawa avec laquelle je vis et je travaille. Nous essayons d’adopter quelques habitudes péruviennes dont celle de prendre le bus. Il y a plusieurs types ici dont les combis et les micros. Nous nous limitons aux micros qui sont en fait le format de transport public le plus grand, disons. Difficile de trouver qualificatif, car ici aucun autobus ne se ressemble (chaque autobus est comme une petite entreprise en soit), faut seulement connaître le numéro d’autobus ainsi que le nom de la rue à laquelle tu veux arrêter. …et puis, pas d’horaire. Ça j’avoue, je m’y plais bien! Tu attends, tu fais un petit signe de la main pour qu’il s’arrête et tu embarques par l’arrière et descends par l’avant. Simple… en fait, non! Le système ici est chaotique comme tous les autres transports d’ailleurs. Il faut vraiment savoir où aller. Aucune place à l’hésitation, ou tu montes ou tu descends, mais penses-y avant! Je pense que si nous pouvions sauter avant l’arrêt pour ne pas qu’ils aient à arrêter leur ferait vraiment plaisir!

Ceci m’amène vers un autre point. Quand on m’a attribué le thème « collision de la route », cela m’a fait sourire. Ce n’est pas surprenant qu’il y en ait autant ici. Est-ce qu’il y a vraiment un code de la route ici? Humm… difficile à croire! Si les piétons avaient déjà quelques droits que ce soit, ça pourrait améliorer leurs statistiques. Les conducteurs conduisent vraiment rapidement dans des zones où il y a pourtant une circulation significative. On m’a klaxonné de façon déchainée (!!!) dans la rue alors que je traversais et qu’une voiture filait à vive allure même si elle avait un arrêt à faire. Présupposé qui m’a bien fait réaliser qu’il ne s’applique pas toujours ici! Je vous avouerai que lorsque je prends un taxi, que je ferme souvent les yeux. Je sais que ces personnes ont l’habitude de conduire de cette façon, mais je préfère définitivement pas voir.

J’aime bien la vie ici malgré tout. Mon corps s’est adapté à la pollution de la ville et à manger du riz et des pommes de terre à presque tous les repas. Que les gens nous regardent comme si nous étions des extra-terrestres dans les bus me fait maintenant rire, et je comprends qu’ils doivent se dire : « mais qu’est-ce que ces deux filles font ici? » …et puis, on en vient à ignorer tous les sifflements et les «Hola chicas!». Hahahahaha…

J’espère que chacun d’entre vous passez un bon moment dans vos pays respectifs et que vos mandats sont à la hauteur de vos attentes.

Take care.

Cheers,

Suzie

Recherche