Archive pour août 2009
Début de session
Bonne session tout le monde
Suivre la parade
A vos marques, prêt, à vos tambours! Entrée universitaire, fête du marché central, célébration religieuse, la fanfare est au rendez-vous. Tambours, instruments à vent et xylophones s`unissent afin de créer un son unique et une ambiance festive. Dès leur jeune âge, les enfants sont appelés à apprendre un instrument de musique et quelques pas de danses afin de représenter leur établissement d`enseignement lors d`événement publique. Il n`est pas rare de rencontrer des rues fermées d`où on peut entendre le son des trompettes et le chant des paysans défilant avec fierté. En Bolivie, il est très commun de sortir sur la place publique afin de célébrer ou de défendre une cause qui nous tient à cœur. Les gens n’hésitent pas à afficher leur opinion et à se rassembler afin de se faire entendre. Bien que les relations au niveau national soient présentement très pacifiques, nous pouvons ressentir cette force et ce pouvoir que détient la population de faire valoir leurs droits par la parole et les mouvements de masse. Donc, que ce soit pour un événement joyeux ou pour une cause qui doit être entendue, les rues de la ville sont souvent la scène de présentations diverses. L`entrée universitaire fut un des défilés les plus remarquable. Tôt le matin, les commerçants installaient leurs kiosques afin de vendre nourriture, lunettes de soleil et articles de toutes sortes. D`autres installaient des chaises et des toiles afin de bloquer la vue à tous ceux ne voulant pas investir pour se procurer un siège de choix. Le défilé se déroula sur la place publique et dura une journée complète. Plusieurs étudiants, de chaque faculté, avaient préalablement chorégraphié une danse typique du pays dans des costumes colorés. Une banderole précédait chaque groupe, nous annonçant l`université et la faculté représentées. La foule était au rendez-vous très tôt en matinée et l’ambiance demeura vivante jusqu`en fin de soirée. Ce fut sans aucun doute, un événement culturel mémorable!! J’ai d’ailleurs quelques idées farfelues pour la chorégraphie de notre faculté. On organise le tout à mon retour!! J Bonne session à tous!!!A bientôt!!Anick
Recrutement
Après des mois de travail, nous avons finalement fait le lancement du projet de Recrutement, Rétention et Reconnaissance des volontaires. Ce projet est un des dossiers les plus importants sur lequel j’ai travaillé avec la Croix Rouge Libanaise. Et le résultat ? Eh bien, très concluant. En faisant une bonne préparation et une présentation solide du projet, nous avons pu assurer un excellent lancement avec 16 personnes dont 14 continueront le projet et seulement 2 désistements. Le plus intéressant de tout cela est l’aspect concret du projet. C’est la partie la plus tangible de mon intervention et c’est réconfortant de laisser une trace derrière soi. Le reste des projets sont des analyses, consultations, recommandations etc… ce qui est très pertinent et important mais moins palpable et concret.
Ainsi, avec la présence du chef district de la zone en question, nous avons pu créer un comité qui assurera le suivi et le projet leur a été transféré et dorénavant ce sera à eu de le mener à bien. Encore une fois, je ne peux que mentionner l’implication de ces bénévoles qui donnent des dizaines d’heures par semaine à la Croix Rouge et qui se donnent à fond pour améliorer et faire avancer les services d’urgence et de secours.
Chilubula Village, Zambie !
Je suis à Kuujjuaq, au nord du 58ieme parallèle, et pourtant je peux presque sentir la chaleur de Chilubula Village en Zambie tellement notre petit projet de Centre Local de Développement dans cette micro-économie se concrétise. C’est fou comme on ne réalise pas la puissance des technologies modernes quand on ne s’arrête pas à y penser. Alors que je suis impliqué à fond dans mon stage, pour le développement d’un petit gouvernement régional ici dans le Grand Nord, je peux tout de même maintenir, par temps libre, ma collaboration avec les intervenants de la Zambie afin de suivre l’évolution de notre première récolte depuis le début du projet Chilubula.
Ce village d’Afrique centrale qui porte un riche héritage historique et une situation géographique particulière, nous sert en quelque sorte de petit laboratoire des sciences de la gestion par lequel nous tentons de lancer une micro-économie autonome et adaptée à sa réalité socio-économique. Il faut dire que cette région très éloignée et isolée du nord de la Zambie est contrôlée et développée par un diocèse Catholique jeune, éduqué et très dynamique. Cela offre une stabilité et une fiabilité des ressources en place qui est hors du commun, permettant ainsi d’élaborer un projet auquel les termes « durable et équitable » prennent un vrai sens. L’objectif y est commun à tous et l’influence des intérêts personnels et de l’individualisme ne semble pas encore y êtres aussi présente que dans les organismes modernes classiques que j’ai connu à ce jour. Cependant, ce contexte entraine aussi en contre-partie quelques contraintes d’ordre moral qui nous forcent à évoluer dans un cadre différent des structures commerciales auxquels je suis habitué.
Notre objectif pour cette récolte est en fait d’obtenir nos premières données sur la capacité de production du village, la variété des produits, l’identification des marchés potentiels et surtout l’organisation marketing nécessaire pour les atteindre. À cette fin, nous investirons simplement sur une « pesée » et quelques produits d’emballage de qualité, et nous utiliserons ces données pour une offensive marketing beaucoup plus importante la saison prochaine. D’ici là, nous pourrons finaliser la structure légale et financière de ce charmant petit projet. Le fait de pouvoir travailler en parallèle sur deux projets aussi diamétralement opposés, tant au plan géographique que économique, me donne à mon avis une vision privilégiée du coté scientifique du management. Même si l’un des projets est sans budget et sans ressource autre que la bonne volonté des gens d’une région quasi-tropicale alors que l’autre est en région très froide et avec beaucoup de budget et de support des gouvernements concernés, il est étonnant de voir à quel point les mêmes formules de management peuvent s’y appliquer et surtout, à quel point plusieurs problématiques similaires s’y retrouvent également.
Reste à savoir si des solutions similaires pourront également y être appliquées……. si nous les trouvons!
De retour au Nunavik au prochain blog.