En 1996, un accord de paix historique entre les rebelles et l’armée guatémaltèque fut signé, mettant fin à 30 ans de guerre civile. Les deux côtés procédèrent à des exactions terribles contre la population locale durant ces 3 décennies. D’ailleurs, pour que la population puisse se protéger elle-même, le gouvernement eut l’idée à un certain moment d’armer ses propres citoyens! Une fois la paix revenue, il va sans dire que ces quantités phénoménales d’armes furent recyclées par le crime organisé et les bandes armées.Ainsi, chaque jour les nouvelles font état de plusieurs morts par balle. Les causes sont multiples : règlement de compte, vol, extorsion, etc. Il n’est pas rare que ce soient des jeunes, parfois de 14 ou 15 ans, qui commettent ces crimes. Donc, la ville n’est pas des plus sécuritaires. Certes, il y a des quartiers pires que d’autres. Moi, j’ai la chance d’habiter le quartier historique et commercial. Il y a donc une foule de policiers et chaque commerce possède un moins un garde armé pour le protéger, souvent avec un fusil de calibre 12. Plus le fusil est gros, plus c’est intimidant. Néanmoins, il y a aussi eu des attaques contre bus touristiques, des enlèvements de touristes et des viols. Les étrangersn’y échappent donc pas.Tout récemment, le gouvernement a interdit d’être deux ou plus sur une moto. Trop de meurtres avaient été effectués à partir d’une moto. La deuxième personne abattait en pleine course une personne dans la rue alors que le conducteur se chargeait de prendre la fuite. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas l’impression que le taux de meurtres va diminuer malgré ce règlement…Autre événement, quelques semaines après mon arrivé, il y eu une grève des chauffeurs d’autobus. Deux de leurs collègues avaient été abattu car ces derniers avaient refusé de payer les montants que des gangs armées tentaient de leur extorqué en échange du droit de passage sur leur «territoire».Dans la ville, pour ces raisons de sécurité, tout se termine à vers 20h00. La population rentre chez elle après le travail et y reste pour la soirée. Sortir, c’est courir après les problèmes. Il n’y a que le vendredi, soirée traditionnelle pour sortir et festoyer, qu’il y a plus de gens dans les rues.De mon côté, je suis très prudent. Je prends des rues qui sont sécuritaires et je ne sors pas une fois le soir tombé. Malheureusement, cela a pour conséquence que mes soirées sont plutôt tranquilles et solitaires. En effet, comme tout le monde reste chez soi, eh bien j’en fais autant. Je me suis fait une petite routine, mais disons que j’ai souvent hâte au vendredi où je peux sortir sans trop de souci pour ma sécurité!Voilà, à bientôtSébastien






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