Déjà une autre semaine de terminée. Les journées sont bien remplies et le temps passe plutôt vite. Au menu cette semaine, j’ai eu la chance de visiter les différents sites d’éducation alternative pour les jeunes provenant de milieux défavorisés. Ce fut très intéressant de voir comment un organisme local est capable de venir en aide à ses concitoyens et comment il tente d’améliorer la situation de son propre pays. En outre, j’ai eu le droit à beaucoup de travail de bureau : traduction du site Web, préparation d’entrevues, préparation d’une structure explicative de projet, etc.
Le petit désagrément de la semaine maintenant. Depuis mon arrivée, il y a maintenant 2 semaines, je travaillais sur un minuscule bureau où je ne parvenais pas à mettre mes jambes dessous. Il faut savoir que le Guatémaltèque moyen n’est vraiment pas très grand. À titre d’exemple, moi qui me considère d’une taille moyenne (5 pieds, 10 pouces, aucune idée en mètre), eh bien, je n’arrête pas de me cogner la tête un peu partout.
Voyant déjà les maux de dos surgir, je décide d’en parler à mon patron en début de semaine. Je lui demande si c’est possible de trouver un bureau un peu plus grand ou simplement une table un peu plus élevée. Je ne veux rien de compliqué car je suis conscient que ce genre d’organisme ne possède sûrement pas des tonnes de bureaux cachés dans un entrepôt quelconque. Je n’entends plus parler de l’affaire les jours suivants lorsque jeudi matin, à ma grande surprise, j’apprends que j’ai un nouveau bureau : celui de l’assistant de mon patron!
Mon patron, son assistant et moi travaillons tous dans le même local. J’ai donc tout simplement hérité de son bureau et lui est passé sur le mien. Le problème est que ce brave jeune homme n’est pas vraiment plus petit que moi. Je lui demande alors si l’échange le dérange et bien entendu, il me répond que non. Je lui offre alors de partager le grand bureau, il me dit poliment que ce ne sera pas nécessaire, qu’il est bien à son nouveau poste de travail, où il parvient difficilement, tout comme moi, à mettre ses jambes dessous et où il manque cruellement d’espace.
Bien entendu, je me sens extrêmement mal à l’aise pour mon collègue. J’ai vraiment l’impression de lui avoir volé son bureau qu’il méritait autant que moi sinon plus. Je ne sais pas pourquoi j’ai eu priorité sur lui, mais j’espère que cela ne va pas nuire à nos relations de travail. Je me sens aussi un peu piégé puisque je ne peux pas vraiment lui redonner son bureau. Ce serait comme si je désavouais ouvertement mon patron. Ici, la hiérarchie est très importante. D’ailleurs, c’est sûrement à cause de celle-ci que mon collègue ne se plaint pas. Autre culture, autres mœurs que je me dis…
Alors voilà ma petite péripétie de la semaine. Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez me laisser des commentaires. Je vais les lire avec joie.
Au plaisir.
Sébastien
Carnet de voyage
Vendredi, 29 mai, 2009 - 11:51






salut mon grand!
je te reconnais bien la!
On n'a rien si on ne demande rien, mais en echange, on se sent mal a l'aise!
T'en fait pas! Peut-etre penseras-tu en parler avec les habitues avant de passer par la grande porte!
C'est le fun d'avoir du feed back de cette facon.
Lache pas mon homme!
Desole pour les accents. J'utilise l'ordi de Tony.
Hahaha!!! Pauvre Francisco!!! En effet, il est pas vraiment plus petit que toi!!! J'ai bien ris en lisant ce post. Ca ne me surprends pas dutout que ce se soit passé comme ca mais j'imagine Pancho sur le petit bureau et je me dis qu'il doit avoir hâte de retrouver son propre bureau!!!