Archive pour octobre 2008

Merci Niger

Pardonnez moi, j’ai l’impression de vous avoir laissé tomber, mais détrompez-vous l’aventure nigérienne continue! Je peux même dire que l’aventure se termine. Comme certain d’entre vous le save, je termine mon stage début novembre. Je prépare maintenant mon retour au Québec, je dois dire que ce n’est pas évident de penser à cela alors que je suis toujours dans un autre monde. Le Niger m’aura donné beaucoup, m’aura appris beaucoup et m’aura fait vivre beaucoup.

La semaine dernière j’ai eu la chance d’aller dans un village nigérien, Tombo Peulh. Les missions en brousse sont des purs plaisirs pour moi. Niamey est une capitale, bien qu’il soit possible de l’oublier parfois. La vie urbaine n’a vraiment rien à voir avec la vie rurale. Les villageois nous ont accueillis à bras ouverts, ils ont préparé notre arrivée et nous ont laissé être dans leur quotidien pour une journée. Les femmes avec leur maquillage, leur coiffure et leur habits nous ont laissé prendre soin de leur bébé, nous ont laissé cuisiner…tout en se moquant bien de nous! J’ai encore uen fois la chance de vivre une expérience qui va au delà des mots. Le Foulfouldé, langue des Peulh, n’a rien de similaire aux que je connais, mais les sourires, les rires, les gestes m’ont permis de vivre un moment précieux avec les gens du village.

Il ne faut pas croire que cette mission, incluant les 12 membres de mon équipe de travail, s’est déroulée comme prévu, je dirais plutôt le contraire. Ces imprévus, réajustements ponctuels sont perçus et surtout vécus différamment. Comme toute population, la population nigérienne est constituée de sous-groupes dont 2 qui sont les villageois et les citadins. Je n’avais pas imaginé un fossé si grand entre les 2, en fait j’avais oublié la vie de village. Pour certains expatriés le choc s’est fait sentir….de même que pour certains nigériens. Toute cette histoire m’a rappelé l’importance de connaître les gens à qui sont destinés tous les programmes de développement. L’importance de les adapter, de les garder réalistes et surtout significatifs pour ceux qui ont vraiment besoin de ceux-ci pour améliorer leur qualité de vie.

Sinon la vie à Niamey a repris son cours. Le mois du Ramadan est passé, l’école a recommencé et les pluies sont terminées.  J’avais un peu oublié comment s’était cette « normale ». On me dit n’avoir rien vu encore que bientôt tout va encore changer parce que le froid va s’installer. J’avoue ne pas trop comprendre de quoi on me parle, parce que le froiddu Sahel je connais pas. J’ai de la difficulté que dans se pays où tout fond dans les 5 minutes laissé au soleil, il peut faire froid. Mais ce ne sera pas cette année que je connaîtrai car j’ai un hiver canadien a affronter!

Le Niger m’aura donné beaucoup, m’aura donné beaucoup et m’aura fait vivre beaucoup. Je vous laisse avec les phrases typiques des discours nigériens: Merci aux vaillantes populations du Niger, Vive la solidarité internationale, Vive le Niger.

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