Archive pour juillet 2008
Assurer la continuté du projet
Hola!
Ce projet tire à sa fin, nous sommes cette semaine dans une dynamique de rédaction de rapport, évaluation des familles d´accueils et assurer la transférabilité du projet au partenaire local. Depuis le début, nous avons toujours impliqué des membres de la Puesta del Sol dans tous les projets. Alors maintenant que notre stage tire à sa fin, nous voulons assurer la pérénnité de ce projet. Côté manuel nous terminons de peinturer le centre ainsi que de l´aménager le plus fonctionnel que possible. Nous avons aussi ciblé tous les écoles secondaire et programme au niveau collégial qui pourrait être suceptible de s´intéresser au projet. Á notre retour, nous avons réparti cette liste à travers les membres du groupe. De mon côté, je vais prendre en charge les écoles de la Rive-Sud de Québec et j´irais faire une présentation plus formelle dans deux écoles plus spécifiques. On a aussi amassé des fonds supplémentaires pour le partenaire avec la vente de plantes que nous avons fait poussé au début de l´été à la fête de Saint-Anne (fête religieuse). Ces fonds pourront servir à assurer la pérénnité du projet.
Bonne semaine!
Louise Genest
Toute bonne chose a une fin…….
Bonjour,
Me voici de retour au Québec depuis maintenant une semaine et demie. Je désirais prendre le temps de bien revenir au pays avant d’écrire ce dernier courriel. En fait, je préférais vivre mon choc de retour pleinement avant d’écrire mes dernières impressions. Mon mandat s’est terminé le 16 juillet et par la suite, j’ai profité de la dernière semaine au Nicaragua pour calmement faire mes salutations à tout le monde.
Cette expérience aura été des plus enrichissantes aux niveaux professionnel et personnel. Des rencontres, des échanges et des moments inoubliables auront profondément marqués mes six mois au Nicaragua. J’ai découvert un peuple rempli d’espoir et de volonté d’améliorer leurs conditions de vie et celle des générations futures. Cette expérience me permet de croire en cette volonté de changements que ce soit par la force d’agir du peuple nicaraguayen ou encore par l’appui des projets de coopération extérieure au pays.
Mon expérience au Rwanda (été 2007) et cette dernière expérience au Nicaragua auront reconfirmé mon intérêt pour le domaine de la coopération et renforcé ma volonté de continuer dans cette voie. Bien entendu, ces expériences apportent leur lot de questionnements et de réflexions que je laisse pour le moment tranquillement mûrir.
Merci .
L´eau et la mortalité infantile…
Ma visite au Salvador fut rapide, mais combien enrichissante. J`y suis allée pour faire mon reportage sur l´objectif « Réduire la mortalité infantile ».
J`ai passé une journée avec ce qui restait de l´équipe de l´ACDI du projet SAGYS. Je dis « restait », car le projet que j´ai visité tire à sa fin. L´équipe d´une trentaine de personnes est maintenant réduite à trois, et d`ici quelques jours, plus rien. En effet, le Canada a choisi des pays en priorité et maintenant le Salvador n´est plus un pays où le Canada interviendra fortement.
Le projet que j´ai visité, SAGYS, travaille principalement sur l´eau. Hé oui, encore l´eau. Durant les 5 dernières années, le programme SAGYS a permis la réalisation d´une trentaine de projets, allant des plus petits aux plus grands. Ces projets ont eu lieu dans les régions rurales du Salvador…Car dans les régions rurales du Salvador, 30% des gens n´ont pas l´eau potable. Et 50% de la population habite dans les régions rurales…ça fait beaucoup de monde!
Je me suis rendue dans un village où le projet s´est terminé il y a déjà deux ans. Et il fonctionne toujours très bien! Pourquoi? Car il y a une bonne collaboration de tous les intervenants; soit la municipalité, le ministère de la santé, les bénéficiaires et les bénévoles. Les projet qui a été réalisé dans cette communauté est la construction de système d´eau afin de rendre disponible l`eau dans chacune des maisons. Le projet a été un succès. Celui-ci devait toucher 20 000 bénéficiaires et finalement c´est 35 000 personnes qui sont touchées! L´objectif du projet était de réduire le taux de diahrée de 40% et finalement c´est de 69% qu´il a été réduit. La diahrée étant la plus grande cause de mortalité infantile au Salvador, cela n´est pas à négliger.
Le projet ne consiste pas seulement à rendre l´eau disponible sinon à éduquer les gens. Il y a une brigade de 4 techniciens du ministère de la santé qui sont en permanence dans le village… Ils visitent les familles et s´assurent que les enfants sont en santé, ils les pèsent, leur montrent comment avoir une bonne hygiène. Une des technicienne me disait que même s´ils ont l`eau, si les jeunes sont toujours sales ou si ils ne se lavent pas les mains, cela n´aide pas. L´éducation est très importante.
Je suis allée visiter deux familles. Et elles étaient très fières de me montrer leur système d´eau… et de me dire que maintenant leurs enfants ne sont plus malades (du moins beaucoup beaucoup moins qu´auparavant). Ces femmes ont du mérite. Elles ont dû travailler pour avoir l´eau. Chaque famille a donné de son temps environ 30 jours pour aider à la construction. Il n`y en aura pas de facile; comme on dit!
Ensuite, je me suis rendue dans un coin assez perdu où il est impossible pour le moment d`avoir l`eau courante. Pour cette vingtaine de familles la solution était de construire un immense réservoir qui recueille l´eau de pluie.
Plusieurs se questionnent sur l`utilité de la coopération internationale et sur la façon de la délivrer… Mais après avoir vu ces gens qui étaient tellement reconnaissants envers le Canada de leur avoir permis d´avoir l´eau on se pose un peu moins de questions et on se dit qu´au moins ces gens ont désormais une qualité de vie quelque peu meilleure.
Pour terminer cette journée bien remplie, nous sommes aller voir une station d´épuration des eaux usées. Au Salvador seulement 3% des eaux usées sont traitées. Ce n`est pas beaucoup. Les conséquences? Et bien, c´est simple, pour les populations qui habitent en bas des cours d´eau et qui s´approvisionnent dedans… elles boivent cette eau totalement contaminée. A Juayua, la station que j´ai visitée était encore en construction; mais presque terminée. Le système qui est utilisé est très intéressant, car il est naturel. Je ne sais pas comment ça se fait au Canada mais le procédé qui est utilisé dans ce cas est peu coûteux, car il ne demande pas d´électricité. L´eau sale passe plutôt par divers processus (du haut vers le bas) à travers des pierres qui filtrent l´eau… Et à la fin elle sort propre (bon c`est un peu plus compliqué mais en gros c`est ça!). C´est une façon durable de faire, car bien évidemment il aurait été possible de construire une super station d´épuration technologique, mais comment son entretien et la consommation d´électricité aurait été payée???
Cette visite fut très enrichissante, et de rencontrer tous ces bénéficiaires très heureux d`avoir l`eau et par le fait même d`avoir réduit la mortalité infantile est très touchant. Une des technicienne doit m`avoir répété quatre fois « depuis ces deux dernières années aucun enfant n`est décédé »…Ça fait réfléchir.
La lutte contre le “vie chère” au Burkina Faso
La lutte contre la « vie chère » est un sujet d’actualité et depuis plusieurs mois, on en parle quotidiennement partout en Afrique. Les médias internationaux dressent aussi un portrait dramatique de la situation et ici, au Burkina Faso, les effets de la hausse des prix des produits de base se font sentir. Bien que le Burkina soit un pays assez stable, depuis quelques temps des manifestations ont lieu à Ouagadougou et à Bobo.
Ce sujet se retrouve dans toutes les discussions, surtout depuis que la saison agricole a débutée. L’année dernière, une conférence de presse du Premier Ministre annonçait un soutien aux paysans producteurs de céréales, mais jusqu’à aujourd’hui cette aide se fait toujours attendre.
En février dernier, la montée des prix des produits de consommation a débouchée sur de violentes manifestations. Quotidiennement, la population doit subir les conséquences de cette flambée : 51% d’augmentation du prix du riz, 142% pour les huiles et 118% pour le lait (Hebdomadaire l’Indépendant, 17 juin 2008). La population du Burkina Faso, déjà dans une situation précaire : moyenne d’un repas par jour par personne, incapacité pour la grande majorité de défrayer les frais de scolarité et de consultations médicales, est la première à subir les effets directs de cette situation sans toutefois en connaître les causes exactes.
L’inflation se fait aussi sentir dans plusieurs autres secteurs économiques comme les transports et les travaux publics. Cela s’explique par les prix élevés du pétrole, ce qui se répercute directement sur les coûts des transports et des matériaux.
Quelques actions ont toutefois été mises en place par le gouvernement. Suite aux manifestations de février, l’Assemblée Nationale mettait en place, en mars, une commission chargée de faire des propositions à la recherche de solutions pour lutter contre la « vie chère ». Aussi, en juin dernier, le Mouvement Burkinabé des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) donnait une formation à douze de ses militants sur la « vie chère », le pouvoir d’achat et le contrôle des prix (Journal Sidwaya, 27 au 29 juin 2008). Donc, beaucoup de discours et de papiers mais pour l’instant on peut dire que les actions concrètes se font toujours attendre…
Au début juin, Ouagadougou accueillait la Conférence épiscopale Burkina-Niger. Pour l’occasion, les évêques et personnalités religieuses se penchaient sur la question de la « vie chère ». Suite à leurs réflexions, les évêques ont tenus à livrer un message aux « fils et filles de l’Église-Famille de Dieu ». Ce message, quelque peu surprenant (pour modérer mes propos!) les convie « d’une part à redoubler d’efforts au travail et d’autre part à revoir leurs habitudes de alimentaires, afin d’éviter de sombrer dans le cercle de la société de consommation » (L’Observateur, 17 juin 2008). La société de consommation au Burkina Faso est un concept totalement absent et inviter la population à la retenue, alors qu’elle ne possède que très peu et ne peut rien s’offrir me semble complètement irrationnel. Si l’on veut que le phénomène de la « vie chère » n’ait pas trop de répercussions négatives sur le Burkina Faso, les autorités devront rapidement trouver des solutions réalisables à court terme et qui profiteront à la majorité des populations touchées.
On maximise les ressources!!!
Hola todos!
Cette semaine, on travaille fort à maximiser la promotion de l´école de langue de la Puesta Del Sol. Nous avons fait des dépliants promotionnels qui seront distribués dans les hostels, les restaurants, les centres d´information touristiques ainsi que dans les cafés Internet dans les grandes villes du Nicaragua soit, Managua, Grenada, Masaya, Matalgapa, Estelli, Rivas, Leon, San Juan del Sur et sur l´île au port à Moyogalpa. Ces dépliants donnent l´information sur l´association, les prix pour suivre des cours d´espagnol ainsi que les activités et l´hébergement en famille. Ils seront distribués à partir de la semaine prochaine.
Un partenariat verbale s´est réalisé avec une école de langue de San Juan del Sur. La responsable de l´école était très enchantée de faire équipe avec notre école de langue. Elle nous propose également de former nos professeurs et d´acheter le matériel pédagogique nécessaire pour les cours, à un coût trés abordable. Alors, il y aura une clientèle qui pourra s´échanger et une meilleure visibilité pour ces deux écoles.
On a fait aussi plusieurs activités avec les jeunes de la communauté comme ils étaient en vacances scolaire.
Le jardin communautaire pousse vite tout comme les mauvais herbes….. on est à présent en processus de réflexion pour trouver un mode de fonctionnement durable pour la répartition des légumes en tenant compte du temps investi de la part de chacune des familles.
La vie roule à la Paloma sous le soleil chaud….