Cinq ans apres mon premier sejour en Afrique, voila que j'effectue un retour au source. En 2003, j'ai vecu en Afrique du Sud (le pays de Nelson Mandela et de l'apartheid) afin de contribuer a la mise sur pied d'un journal communautaire et d'une emission de radio a Bophelong, un township pres de Soweto.
Cette experience formidable a change ma vie et ma vision du monde. J'ai alors recu la plus grosse piqure de ma vie: l'amour de l'Afrique et de ses merveilleux habitants.
C'est donc avec une joie immense que je me retrouve depuis une semaine a Dakar au Senegal, ma porte d'entree de l'Afrique de l'Ouest. Cette aventure de ''Managers sans frontieres'' m'amera du Senegal au Mali, en passant par la Mauritanie.
Semaine d'adaptation
Le defi de mon arrivee au Senegal etait d'etablir rapidement des liens avec des personnes de confiance impliquees socialement afin d'integrer les reseaux senegalais.
Des mon arrivee, le soleil et sourires eclatants m'accueillirent chaudement. Ne connaissant personne, je me suis installe au centre-ville de Dakar. Trois jours a m'organiser et a essayer de comprendre le fonctionnement de cette ville aux mouvements perpetuels. Ce tourbillon a engendre la perte de mon sens de l'orientation contribuant a m'identifier encore plus comme un touriste fraichement debarque. Comment sortir de cette image pourtant bien reelle et veridique? Touriste, touriste, nous avons besoin d'argent... Allons le voir, il devrait partager.
Un telephone, je dois telephoner, quitter le centre-ville, me faire un allie, quelqu'un en qui je peux compter. Francois Coulombe de l'ONG Alternatives m'a fourni les coordonnees de Mamadou Mignane Diouf un homme bien, m'ecrit-il, implique au sein des ONG senegalaises. J'ai un bon feeling.
Le 3e jour, je quitte le centre-ville a la rencontre de Migname vers Sicap, un arrondissement de Dakar a environ 5 kilometres du centre-ville.
Pays de confession musulmane (90%), les mosques, les incantations et la priere tapissent ce pays aux racines africaines bien ancrees. Nchallah, si Dieu le veut, retentit de partout.
Dieu l'a voulu, Mignane est effectivement un homme bon et genereux. Mignane honore la reputation d'accueil de qualite des Senegalais. Quelques minutes apres notre 1ere poignee de mains energique conventionnelle, il me proposait de m'heberger sans frais pour tout mon sejour... La teranga (hospitalite en wolof) a son meilleure.
En trois jours passes a Sicap (arrondissement de Dakar), j'ai la chance de faire des recontres formidables. J'apprends beucoup avec l'equipe du CONGAD (un reseau d'organisations non gouvernementales).
La table est mise afin de travailler activement sur les projets relies aux Objectifs du millenaire.
David Tousignant
Dakar, Senegal






« Touristes, touristes, nous avons besoin d’argent... »
Ah l’Afrique l’Ouest, si différente de l’Afrique de l’Est.
Je relis les publications de nous tous afin d’amorcer / continuer la réflection entre nous, admettant que les apprentissages sont incommensurables pour chacun. Mais aussi afin de faire le point sur cette expérience, remplie de hauts et bas, prennant fin d’ici quelques semaines. Je ne sais pas si je suis plus brillant intellectuellement qu’avant, mais au moins je pourrais dire que j’ai vu, comme Thomas, Zanzibar, Kampala, Kigali, Gulu et autres.
Comme toi l’Afrique me réchauffe le coeur. Une vieille amour! Je l’avoue je trompe ma copine avec ce continent.
À ce jour, le continent et les gens que j’ai rencontré ont toujours été remplies de bonnes foi et d’entraide. Par exemple, je suis à Arusha et j’ai rencontré des canadiens il y a plus d’un mois en Ouganda. Je lâche un coup de fil afin qu’ils puissent m’orienter dans la grande ville d’Arusha (le Genève de l’Afrique) et ne voilà pas que je dors sur leur divan depuis 5 jours alors qu’ils sont au Kenya. La belle vie, admettons-le!
J’a bien hâte, inch’allah, de parler et discuter de nos aventures africaines respectives.
Bonne continuité,
De Arusha, Guillaume