2 sur 15!

Déjà une 2e semaine de passée! Et surtout, qui a passé trop vite! Je suis maintenant plutôt habituée à Oruro, quoique j’arrive encore difficilement à me retrouver dans la ville. Les journées se réchauffent peu à peu et j’en profite pour prendre un peu de soleil. Mais dès que le soleil part, ça devient terriblement froid. Et comme les maisons ne sont pas vraiment isolées, il fait généralement beaucoup plus froid à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les désagréments liés à l’altitude sont presque tous partis, sauf quelques légers problèmes de sommeil et le fait que je n’ai vraiment pas faim!

Sinon, je commence à avoir une vie un peu plus normale, à sortir un peu plus, à avoir mes endroits préférés. Bref, je m’habitue peu à peu à la vie bolivienne. Mais étrangement une de mes plus grandes difficultés est d’apprendre à traverser la rue sans me faire frapper. Comme il n’y a pratiquement pas de lumière, il faut se faufiler entre les voitures (ou dans mon cas, suivre des passants boliviens de très près!), entre les nombreux coups de klaxons! Parce qu’effectivement, les klaxons sont omniprésents bien que particulièrement nécessaires. Sur les heures de pointe, les rues sont remplies de passants et de chiens qui se fraient un chemin entre les autos. J’aime de plus en plus la Bolivie et je me laisse imprégner par la culture sud-américaine! J’ai même pu assister à un spectacle de danse et de chant traditionnel dans le cadre de la journée internationale du folklore. C’était super impressionnant et très intéressant!

Ma dernière semaine au travail a été plutôt tranquille puisque de vendredi à lundi, le bureau était fermé en raison de 2 cas de grippe A H1N1 dans les bureaux de Save The Children qui sont dans le même immeuble. Maintenant, il faut porter un masque au bureau. Donc la semaine qui suit, je risque de partager mon temps entre le bureau et la maison où je pourrai aussi travailler. Je commence à avoir de plus en plus de tâches mais je dois faire preuve de beaucoup de créativité et d’initiative pour réussir à avancer mon travail. Mais je suis assez optimiste et je crois que tout se passera bien et que je réussirai à combler ma semaine sans problèmes. Pour l’instant je travaille surtout sur la création du système comptable avec le VP-Finances. Nous avons planifié deux rencontres de deux heures chaque semaine et nous donnons des objectifs chaque fois. D’ici à vendredi je dois entre autres créer des modèles qui permettront de simplifier les nombreux formulaires déjà mis en place. De plus, d’ici à une ou deux semaines, j’imagine que mon comité sera créé et que nous pourrons commencer à organiser l’activité de levée de fonds. Je suis assez impressionnée par la façon dont les jeunes sont organisés en général et ils réussissent à faire des activités et des ateliers très intéressants.

Dimanche dernier, j’ai accompagné un autre volontaire du CECI dans un atelier sur la gestion de projet qu’il donnait dans un village à 3 heures de route d’Oruro. J’ai particulièrement apprécié l’expérience puisque je n’aurai pas vraiment la chance d’aller dans les villages (assez isolés) dans le cadre de mon stage. L’atelier étant sur la gestion de projet, j’ai pu aider un peu. Je compte bien profiter le plus possible de toutes les expériences extérieures qui me seront proposées.

Le temps file…

DSC00044   Hé bien il pleut beaucoup au Guatemala, tous les soirs et les pm.C’est la saison des pluies . Il y a quelques temps,  on nous a  présenté les grandes lignes du programme de prévention de la délinquance du CECI parrainé par USAID. Ca parle d’insertion des jeunes sur le marché du travail.  Dans la coopérative,   je vais bientôt lancer mes ateliers afin d’améliorer la gestion de conflit dans l’équipe.  Je pense que ça permettra aux jeunes de s’unir pour vaincre. J’ai eut la grippe ce qui  m’aura retardé dans ma planification, j’ai plusieurs travaux à mettre de l’avant, c’est embêtant. J’espère avoir le temps aussi de visiter.

 

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quelques coins typiques, je commencerai par antigua . 

         Cette semaine les jeunes ont mis sur pied leur café Internet. Ils ont installé les ordinateurs puis ont pris la décision de peinturer. Évidemment, ils doivent maintenant retirer les ordinateurs.  Mais  ce n’est pas vraiment ça qui compte pour le moment. Je pense qu’ils vont modifier leur mission afin d’intégrer le développement par l’éducation via leurs services offerts. Voilà en résumé ce qui se passe ici.

        

David

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C’est la directrice du programme Uniterra au Guatemala Mme Isabel Barrios

SEMAINE 11

Bonjour à vous!

D’abord, je veux vous remercier pour l’appui que vous m’avez donné suite aux événements de la semaine passée. J’ai reçu plusieurs messages et paroles réconfortantes. J’ai apprécié vos gestes.

Ensuite, je veux souhaiter une bonne rentrée à mes collègues étudiants et aussi souhaiter un bon stage à ceux qui partent pour l’automne. J’espère que vous aurez l’occasion de vivre une expérience aussi enrichissante que la mienne.

Mon mandat :

C’est fou comme les jours passent de plus en plus vite. Il reste encore beaucoup à faire pour mon mandat et on travaille fort pour tout finaliser. Nous sommes à peu près à jour sur le calendrier prévu, mais ce même calendrier était déjà très limité par la courte durée de mon mandat (4 mois). Le lundi 23 août, c’était l’une des grosses étapes : la rencontre de restitution des résultats du sondage. Vous vous souvenez, tout le mois de juillet, nous avons tenté de connaitre l’état actuel des communications dans le réseau national en faisant l’envoi de questionnaires et en rencontrant des structures membres dans certaines régions. Suite à la compilation de tous les résultats, nous avons invité les structures participantes pour un atelier de restitution pour présenter les résultats et pour déterminer les axes prioritaires. Cette rencontre était absolument nécessaire pour plusieurs raisons : parce que le niveau de satisfaction étant très variable, il fallait qu’on en discute, et parce que les réalités des structures en région et celle de Ouagadougou dont bien différentes par rapport à l’accès à l’information, il fallait donc trouver des solutions qui allaient satisfaire toutes les parties.

Tous les membres des structures membres du BURCASO à la rencontre de restitution du 23 août

Tous les gens des structures membres du BURCASO présents à la rencontre de restitution du 23 août

La réunion s’est bien déroulée, malgré les paramètres hors de notre contrôle. En effet, comme nous sommes sur le point de déménager (depuis un mois, je sais!), mais ne sachant pas avant la dernière minute si la réunion aurait lieu dans les nouveaux locaux, ils ont été convoqués aux bureaux actuels. Finalement, le déménagement n’ayant pas lieu avant le 23 et la salle de réunion étant trop petite dans nos bureaux actuels, nous avons dû louer une salle dans le quartier. Au final, le matin même, les gens arrivaient à un endroit et on les redirigeait, ce qui a causé un léger retard sur l’horaire. Nous avons bien rattrapé ce retard et même pris de l’avance, mais pendant la pause, la compagnie d’électricité a décidé de faire du délestage pour quelques heures… Ce n’est pas très pratique pour la présentation électronique… et pour la ventilation, car à 25 dans une petite salle sans les ventilateurs, il fait très chaud très très rapidement. La morale de cette histoire, toujours prévoir le groupe électrogène pour ce genre d’événement, et accepter que même si tu essaies de tout prévoir, il y aura bien autre chose qui arrivera! Sérieusement, je suis bien satisfaite du déroulement général de l’atelier, ne reste plus qu’à écrire le plan maintenant, même plan qu’on veut présenter aux membres à la fin septembre, juste avant mon départ.

Tournage à la Télé!

Je dois dire qu’en très peu de temps, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens extraordinaires et construire des relations intéressantes. Une association dont je vous ai déjà parlé (ASEC-Burkina) va faire un gros tournoi de Football (« Soccer » pour les Nord-Américains!!) pendant le mois de septembre pour les adolescents garçons et filles. Ce genre d’activité est une occasion unique pour eux de faire de la sensibilisation pour la santé de la reproduction et de passer des messages aux jeunes. Les matchs seront toutes les fins de semaine du mois de septembre. Le lancement a lieu samedi prochain. Je vais tout faire pour y aller, mais j’ai peur d’avoir un petit conflit d’horaire avec une autre activité à laquelle je veux assister (je vous en reparle de ça…). Bref, pour faire la publicité et l’appel de recrutement des jeunes, les membres de l’association ont participé à une émission (télé-agenda) à la télévision nationale (RTB – Radio Télévision du Burkina). C’est chaque semaine et les gens passent en entrevue pour 3-4 minutes avec l’animateur pour parler de l’événement. Ce fut une autre expérience intéressante de voir un studio de télé et l’enregistrement de l’émission. Nous avons bien ri, car nous avons là aussi subi les caprices de la SONABEL (compagnie d’électricité) qui a coupé trois fois le courant exactement au même endroit du tournage (cette fois, c’était à cause d’un gros orage).

les membres de l'ASEC à la RTB pour le tournage de la publicité.

les membres de l'ASEC à la RTB pour le tournage de la publicité.

Un autre mariage!

J’ai décidément eu beaucoup de chance d’avoir pu assister à un autre mariage. Cette fois-ci, c’était le neveu d’une collègue avec qui je travaille. Les familles des jeunes mariés étant plutôt près de la présidence, ce n’était pas un mariage banal. Célébration à l’église dès 9 h le matin (avec la chorale pour les chants traditionnels en Mooré et la chorale en français), suivi du mariage civil à l’Hôtel de Ville, suivi de la réception au SIAO, où au moins 1000 personnes étaient présentes. Cette cérémonie terminant vers les 15 h 30, elle était suivi de deux réceptions (dans les deux familles des mariés) où autant de gens étaient attendus à chacun des deux endroits. Pendant la soirée, c’était toute la procédure coutumière. Nous ne sommes pas restées pour toute la soirée, il y avait tellement de gens et il n’y avait pas trop d’espace… Plusieurs artistes Burkinabès, tant actuels que traditionnels ont chanté quelques chansons chacun, et nous avons dansé avec eux, l’atmosphère était incroyable.

Flobi! l'artiste Burkinabè très en vogue qui danse avec la mariée et plusieurs des invitées

Flobi! l'artiste Burkinabè très en vogue qui danse avec la mariée et plusieurs des invitées

Les crocos!

Je reviens tout juste de Bazoulé où nous avons visité la marre aux crocodiles sacrés. Le village est à une trentaine de kilomètres de Ouaga. Ces crocodiles sont considérés comme sacrés, car les hommes ne les ont jamais tués et aucun d’eux n’a jamais attaqué les hommes. La croyance veut que ces crocodiles soient même leurs ancêtres… C’est un petit endroit sympa. J’y étais avec des amies et leurs enfants. Nous avons marché jusqu’aux crocos avec un guide et les deux poulets qu’on a payés pour les attirer (âmes sensibles ne pas lire la suite). Rapidement nous nous sommes retrouvés là, au bord de l’eau, à quelques mètres de cinq nouveaux amis attirés par les cris des poulets. Disons que c’est sérieusement impressionnant! En l’attirant avec le poulet au bout d’un bâton, le guide a fait avancer un croco à pas plus de 2 mètres de moi, et je vous jure que le son que la mâchoire fait, ça vous donne la chair de poule. Il y a quelques un des ces crocos dans une petite marre plus loin qui sont habitués au contact de l’homme et bien sûr nous sommes invités, moyennant quelques CFA à s’assoir sur la bestiole. Très honnêtement, je n’avais plus l’intention de le faire parce que j’avais trop peur, mais challengée par le petit bonhomme de 8 ans qui l’a fait sans crainte, mon orgueil a pris le dessus sur cette décision… sans commentaire, j’ai vraiment eu peur, mais mon honneur est sauvé!!

oui oui il est vivant!! Mâle Croco de 60 ans environ à Bazoulé, village près de Ouaga

oui oui il est vivant!! Mâle Croco de 60 ans environ à Bazoulé, village près de Ouaga

Bon voilà, je pense que ça fait le tour pour cette semaine! À la prochaine :)

Première semaine en Bolivie

Je suis maintenant en Bolivie depuis 9 jours et à Oruro, la ville où j’ai élu domicile pour les trois prochains, depuis 6 jours. Je commence donc tranquillement à m’habituer au froid de l’Altiplano et à m’accoutumer à l’altitude.
Malgré un départ de Québec et ensuite de Montréal assez difficile et remplis de larmes, la nervosité s’est peu à peu dissipée lors de mon arrivée. Mes premiers jours à La Paz ce sont bien passés. J’ai été très bien accueillie et très bien encadrée par tout le personnel du CECI en Bolivie. J’avais un très bel hôtel, dans une zone plus basse (et donc plus chaude) de La Paz, ce qui a vraiment facilité mon arrivée. J’ai eu 2 jours pour visiter un peu la ville et me reposer. À ma troisième journée (donc mercredi), j’ai eu un déjeuner de bienvenue avec tous les volontaires déjà en poste en Bolivie (que j’avais déjà rencontré pour la plupart, la veille dans un cocktail ou on m’avait gentiment invitée) et j’ai poursuivi avec ma journée d’orientation. Déjà, le jeudi matin, je quittais pour Oruro à 7h15 avec deux employées du CECI et le chauffeur.
Ma première journée à Oruro s’est passée sans que je ne m’en rende compte. Visite de mon appartement, rencontre avec l’ONG avec qui je ferai mon stage, dîner, rencontre avec les proprios, etc. J’ai été très choyée pour mon loyer que je partage avec une autre volontaire. Les propriétaires (une famille bolivienne) habitent en haut et sont vraiment gentils (et m’ont même amené un repas lors de mon premier soir!).

D’un point de vue plus professionnel, je ferai mon stage comme « Conseillère technique en élaboration de projets jeunesse » à Qanrayku qui est un regroupement de jeunes de la ville d’Oruro. Les membres ont en fait entre 10 et 24 ans et sont tous étudiants. Ils m’attendaient tous avec impatience et m’avaient réservé un très bel accueil. Je commencerai bientôt mon travail plus officiellement. Jusqu’à maintenant, j’observe surtout leurs activités, je vais à certains ateliers et essaie d’en apprendre le plus possible sur l’organisme et son fonctionnement. Ma semaine se remplit tranquillement de rencontres afin que je puisse commencer mon travail le plus rapidement possible. En gros, mes principales tâches seront de créer un système comptable pour l’ONG afin qu’ils aient un meilleur suivi sur l‘argent entrant et sortant. De plus, je devrai aussi créer un comité qui sera responsable d’organiser un événement ou une activité de financement. Je m’occuperai donc d’organiser cette activité avec eux afin de ramasser des fonds pour l’organisation. Il s’agit là de deux beaux défis et j’ai hâte de commencer plus sérieusement!

SEMAINE 10 – moment difficile

Bonjour à tous et à toutes,

Vous savez, avec la technologie et l’internet, on a parfois l’impression qu’il n’y a plus de distance entre chaque ville, chaque pays ou chaque continent. Je suis ici à Ouagadougou au Burkina Faso depuis 10 semaines maintenant. J’ai mon portable, je suis abonnée à l’internet cellulaire, donc je peux me brancher, à peu près n’importe où, ou n’importe quand. Je vous écris à toutes les semaines sur ce blogue, je parle à mon copain à ma famille ou à mes amis de façon régulière avec Skype, MSN ou sur Facebook… c’est presque comme si j’étais à la maison, ce qui rend beaucoup plus faciles les longs séjours… Mais pourtant, lorsque que j’ai appris le décès de mon grand-père paternel vendredi, j’ai eu cette impression horrible d’être coincée à l’autre bout du monde et de ne rien pouvoir faire, de ne pas pouvoir être là avec ma famille, de ne pas pouvoir être présente aux funérailles avec eux, avec mon père et ma grand-mère. Ce sentiment d’impuissance est une expérience dont je me serais bien passée, mais qui apparemment fait partie des leçons de la vie.

Faute de pouvoir être auprès de ma famille aujourd’hui, ce matin j’ai assisté à la messe du dimanche à la grosse Église de Kologh-Naba dans mon quartier. Un collègue de bureau m’a accompagnée. C’était une très belle messe! L’Église était pleine à craquer et la messe (qui a duré près de 2 h 30, parce qu’il y avait une quarantaine de jeunes garçons qui étaient reçus comme servant de messe et un 50e anniversaire de mariage qui était souligné…) était presque entièrement chantée, accompagnée de la chorale de jeunes et des milliers de fidèles qui chantaient et dansaient tous en cœurs. Cette épreuve m’aura fait vivre un moment que je n’aurais peut-être pas pris le temps de vivre et j’aurai pu être près de mon grand-papa pour quelques heures aujourd’hui, même à l’autre bout du monde.

C’est la seule chose dont je veux parler aujourd’hui. Je veux dédier ce texte à mon grand-père, à ma grand-mère, à mon père et ma mère et à toute ma famille. Je vous aime beaucoup.

Reposez en paix cher grand-papa xx

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