Reconstruction of the Justice System in Haiti

Things have been going extremely fast in the office lately. I do realize that I might not be having such an adventurous internship as many of you are having, in the sense I’m here in an office in good old Quebec City. Nevertheless, things are very interesting inside the office, and there are many projects I have been able to be involved in.

Just as I explained earlier on, I’m in charge of public relations and communications for Avocats sans frontières Canada. ASF Canada has been working in Haiti for the past four years, and they had already signed a project to work for the next couple of years, starting on January 2010. Unfortunately, after the earthquake, the original project, which involved the training of local lawyers and working on provisional incarceration, was no longer executable. The earthquake took down most of the facilities of justice in the country and many of the people responsible of the system of justice in the country.

ASF Canada then took the initiative to help Haiti in the reconstruction of justice. As for my part, my job has consisted this last week, mainly of communicating with the press about our involvement in Haiti, and booking some interviews with several TV reporters who are interested in learning what are the options for a possible intervention in Haiti for a juridical organization such as ours.

As of right now, the possibility for a project in Haiti is still in the working. Nevertheless, I have realized after talking to my colleagues, who recently came back from their recognition mission in Haiti, that there is an urgent need of helping in the reconstruction efforts in Haiti. When we talk about reconstruction, we have to think beyond the physical elements such as houses, hospitals, and school. Many of the important structures that will keep a peaceful environment in the country, such as the police, and legal entities like the Courthouses and prisons no longer exist. The reconstruction efforts in Haiti include a broader range of areas.Palais de Justice Haïti

LA FEMME EST …

Sujet d’actualité en cette journée du 8 mars 2010

Dans le monde communautaire de Yako se tient, actuellement, un débat concernant la prise en charge des gens atteint du VIH. La problématique est de savoir si, pour réduire le fléau du VIH-SIDA, il est préférable de prendre en charge les personnes infectées par le virus ou de les laisser se détériorer et finalement mourir afin qu’elles ne puissent plus transmettre la maladie à d’autres individus… et ça faute de prévention active.  la femme est

Ce qui justifie cette question, c’est le niveau élevé d’ignorance relative à ce tabou ayant pour conséquence d’accroître le nombre des victimes. Ces victimes porteuses d’une maladie incurable qui ne se voit pas pourtant pas à l’œil nu, cette maladie qui est dans certain cas une arme de vengeance suprême.    

Faute de moyens financiers et d’activités de sensibilisation à grande échelle, le fléau perdure.

Notons également que le Faso est un pays majoritairement islamiste au sein duquel la polygamie est un droit qui complexifie le processus de dépistage.

De plus, un phénomène d’Amour commercial et de relations plurielles à vue le jour bouleversant ainsi les rapports femmes/hommes. Dans bien des cas, les relations hétérosexuelles ont désormais pour unique fonction de répondre à des aspirations pécuniaires. Les femmes sont donc à la recherche d’un richissime qui sera à même de les entretenir ou bien du gentil NASSARA qui les sortira de leur misère noire.

En région, au sein de cet univers de rareté, les jeunes gens ont tendance à orienter leurs discussions sur la question de l’argent ainsi que sur les courbes féminines en prenant soin de se référer aux courbes des bouteilles de Coca-Cola. C’est comme si, dans ce contexte, la monotonie avait besoin d’artifices, de «dramasopa» à la Bollywoode dans lesquels … «Ton frère qui n’est pas ton vrai frère, parce que ta mère ne t’a jamais dit le SECRET … que tu apprendra la semaine prochaine… Courtise ta sœur afin de pouvoir la sortir du complot familiale étant de tuer celle-ci afin de pouvoir hériter de son entreprise». Sous ces aspects, aux couleurs de l’Inde américanisée, leur vie journalière se verrait revêtu d’un voile aux nuances éclatantes de l’étranger, d’un lointain au sein duquel, il est possible de devenir quelqu’un.    

Selon le COURRIE INTERNATIONAL – n° 1006, il semblerait que la jeunesse cambodgienne soit également victime de cette société de consommation. Ainsi, désireuses de vivre dans le luxe, les jeunes étudiantes se prostituent pour pouvoir acheter tout ce que l’univers de la pub leur fait miroiter.

De ce fait, il semblerait que le désir d’appartenir à une certaine classe sociale, celle du paraître, de l’avoir et de l’image est plus obsédant que le désir de se voir aimer pour ce que nous sommes.

Au Burkina Faso, cependant, cette dynamique d’amour commerciale n’est pas considérée comme de la prostitution. Pourtant, le mépris des hommes envers ces femmes infidèles est parfaitement palpable et tangible. 

Lorsqu’il nous arrive de faire une longue distance en care, au moins 6 fois par mois, nous avons l’occasion d’assister à un débat au sujet des relations hommes/femmes, du mariage ou de l’infidélité. Les hommes prétendent que les femmes indépendantes financières sont plus sujettes à l’infidélité, que celles-ci en veulent toujours plus. Tandis que les hommes financières confortables apprécient la fermeté du corps des lycéennes et la rondeur d’une démarche bien calculée.

Ici, les femmes prennent le temps de se mettent belles car les hommes sont copieusement enclin à leur exprimer leurs appréciations même de manière très directe.

Le FASO vit au rythme de ses pulsions. Le mouvement vient avec la danse et les précautions viennent avec la sensibilisation.

L’homme se sentira toujours invisible et inatteignable comme si le MOI pouvait échapper à ce que les autres n’échappent pas. Surtout, lorsque des structures à caractère social ont pour vocation de prendre en charge le MOI qui n’aurait pas échappé à «l’inéchappable». LE MAL, la maladie qui contamine. La maladie qui peut se multiplier…  et c’est justement pourquoi les hommes meurent plus rapidement du SIDA que les femmes, parce qu’ils multiplient le virus avec leur multitude de femmes. Ils renforcissent celui-ci en affectant ainsi leur système immunitaire et le devenir des femmes qui les subissent.

La prise en charge est-elle approprié dans un contexte ou la sensibilisation n’est pas effective ?

  Je me suis dit pourquoi ne pas ouvrir ce débat à l’échelle internationale … J’aimerais bien vous lire à ce sujet, gens comme moi, venu d’ailleurs. … Merci !

FEMME soyez femme et fière de l’être.

L’aventure ambiguë

vieuxN’y a-t-il pas de hasard ? Après avoir écrit mon dernier BLOG, j’ai débuté la lecture, d’un roman que j’ai acheté à Ouaga, il s’intitule L’aventure ambiguë de Cheik Hamidou KANE romancier Sénégalais. L’histoire est en lien direct avec l’éducation des enfants par des maîtres spirituels musulmans.

 

AVIS aux intéressés en voici un extrait :

 

«Le reste de son temps, il le consacrait à l’étude, à la méditation, à la prière et à la formation des jeunes gens confiés à ses soins. Il s’acquittait de cette tâche avec une passion réputée dans tout le pays des Diabollé. Des maîtres venant des contrées les plus lointaines le visitaient périodiquement et repartaient édifiés. Les plus grandes familles du pays se disputaient l’honneur de lui envoyer leurs garçons. Généralement, le maître ne s’engageait qu’après avoir vu l’enfant». …

 

Ces enfants sont alors initiés au monde de rue, ils y apprennent à devenir des êtres autonomes, prêts à affronter n’importe quelle épreuve que la vie mettra sur leur chemin. Ils vivent de mendicité ainsi que de dévotion envers Dieu afin de pouvoir accéder au paradis tant mérité. 

C’est bien d’avoir un point de vu Africain de la question !

Journée internationale de la femme

Je ne pouvais faire autrement que de souligner la Journée internationale de la femme aujourd’hui, non seulement parce que je suis une femme mais aussi parce que mon mandat en tant que conseillère en lutte aux violences faites aux femmes en RDC me poussent à me poser toutes sortes de questions sur ce que cette journée représente.

Pour moi, cette journée est plus qu’une journée où les femmes peuvent espérer recevoir un pagne gratuit et manger un repas spécial (qu’elles auront elles-mêmes préparé d’ailleurs), c’est une journée que les femmes du monde se donne pour réfléchir sur ce qui reste à faire pour améliorer le sort général des femmes. Pour toutes celles de la RDC, c’est une journée où l’on doit mettre de l’avant le questionnement sur ce qu’on vécut les femmes lors des conflits récents, sur ce qu’elles doivent faire et accomplir au quotidien pour leurs familles et surtout, un moment de réflexion sur ce qui peut être fait les 364 autres jours de l’année pour que la condition physique, psychologique, économique et sociale des femmes s’améliore. Il faut réfléchir à des moyens pour les femmes de travailler solidairement, ET avec le soutien des hommes (pères et maris), pour que les conditions de vie générales des femmes soient meilleures et qu’elles ne subissent plus toute cette violence. Par la suite, peuvent venir s’insérer les organisations, telles qu’Oxfam-Québec, pour soutenir les groupes de femmes et de ce fait, développer avec eux les moyens concrets de mener à bien les objectifs qu’elles se seront fixées.

Par rapport à cela, je veux aussi partager avec vous une découverte que j’ai fait récemment. Cette découverte, c’est le programme « Nous Pouvons » ou « We Can », tout dépendant de la région du monde dans lequel il est implanté. Ce programme s’inscrit dans un effort des communautés qui veulent mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes. Sa particularité vient du fait qu’hommes et femmes peuvent s’impliquer et devenir des agents de changement. En effet, en s’engageant dans cette voie, une personne doit transmettre aux autres l’importance de lutter contre les violences faites aux femmes et trouver des moyens de mettre cela en application dans son quotidien. Ainsi, le but n’est pas de culpabiliser personne mais bien d’entraîner un mouvement solidaire générateur de changement à long terme. Il semble d’ailleurs que l’impact soit prometteur. Des gens prennent conscience de la portée de leurs actes, bons comme mauvais, et changent leurs comportements lorsque nécessaire. Il faut juste espérer que ça continue dans cette voie!!!!

Moi j’y crois!!!

Sarah

PS. Si vous êtes intéressés à en savoir davantage sur la campagne « nous pouvons » ( »we can »), voici quelques exemples de pays où elle est mise de l’avant :

Canada : http://www.wecanbc.ca/

UK : http://www.endviolenceagainstwomen.org.uk/

RDC : http://nouspouvonsrdc.org/     (en construction)

Semaine 5: Croire sans appui

Hola todos!

Cette semaine, j’ai envie de vous parler davantage des aspects entourant le Comercio Justo y Solidario au Guatemala. D’abord, ça me fascine. Après une visite dans une communauté qui bénéficie de l’appui de l’organisation pour laquelle je travaille, il est clair que le Comercio Justo y Solidario soit une bonne chose pour les communautés, mais aussi pour les gens qui consomment ces produits, qui souvent sont organiques et par conséquent, meilleurs pour la santé.

Cependant, ici, ça reste un sujet très complexe, mal défini et incompris, même chez nous les volontaires du CECI. Ici, le gouvernement emploie les mots Comercio Justo y Solidario. Comercio Justo se définit davantage comme étant un commerce relié à l’exportation. En gros, les produits vendus au Nord sont assurés d’avoir donné un salaire convenable au travailleur, de ne pas avoir employé d’enfants, d’avoir respecté les droits de l’homme et d’avoir assuré une égalité entre les hommes et les femmes. Comercio Solidario se définit davantage comme étant un commerce national permettant aux guatémaltèques de s’appuyer entre eux. Les interlocuteurs entre les producteurs et les points de vente finaux sont réduits au maximum, afin de permettre un prix de vente qui ne soient exagérément plus élevés à ce qu’on retrouve dans les autres magasins. D’autres termes, comme Commerce équitable, Économie solidaire, Consommation responsable, sont reliés à ces deux concepts et sont employés par les gens qui oeuvrent dans ce milieu. La distinction entre chacun des termes est limitée, ce qui rend souvent leur compréhension compliquée au sein des organisations qui y travaillent.

Constatation #1: Le gouvernement du Guatemala a créé une branche à son ministère de l’économie qui s’occupe du Comercio Justo y Solidario. Un des hommes en charge du financement des organisations au Guatemala a déjà refusé de participer et de financer un atelier d’économie solidaire en donnant comme excuse que son travail ne se concentrait uniquement sur le Comercio Justo y Solidario, et non, l’économie solidaire. La faute ne revient pas à l’homme, mais ça témoigne de l’incompréhension qui règne ici face à ces termes tous plus ou moins reliés et dépendants les uns des autres. Peut-être y a-t-il trop de termes, mais chose certaine, si l’idée derrière tout ça est d’aider les gens dans les communautés à améliorer leurs conditions de vie, le mot «solidaire» dans «économie solidaire» aurait du sonner une cloche à ce monsieur, non?! Ce qui m’amène à ma deuxième constatation.

Constatation #2: Le ministère de l’économie du Guatemala songe à retirer la branche de Comercio Justo y Solidario de son ministère. Pourquoi? En gros, ça coûte cher, et ça ne rapporte rien financièrement…….. Et bien voilà! Ils vont possiblement le faire passer au ministère du commerce extérieur, mais dans tous les cas, la raison donnée en dit long sur la perception et l’incompréhension des gens face au Comercio Justo y Solidario. Alors que les organisations tentent tant bien que mal de sensibiliser les gens du pays à la solidarité nationale, le gouvernement lui-même n’y croit pas. Et pourtant, ce gouvernement, qui est celui de Álvaro Colom, a basé sa campagne électorale avec comme slogan: Tiempo de Solidaridad! La ville est tapissée d’affiche qui prône ce temps de solidarité nouveau.

Tiempo de solidaridadCe sont mes constations et celles de mes collègues canadiens du CECI. Il est certain que notre opinion n’est pas objective compte tenu de nos origines. Mais l’idée derrière tout ça, était de souligner que mon travail de sensibilisation des clients du centre culturel et du restaurant où je travaille sera de longue haleine. Qu’en plus de devoir utiliser des termes qui sont mal définis et qui laissent place à l’incompréhension, je dois faire face, tout comme mes collègues de travail, à une machine politique, très politique, qui ne croit pas vraiment aux bienfaits de ce type de commerce sur sa population. La tâche est ardue. Cependant, le gouvernement a mis en place un plan stratégique jusqu’en 2013 pour donner une chance au Comercio Justo y Solidario. J’espère de tout coeur que ça fonctionnera, ou qu’à tout le moins, il y aura des améliorations!

Je vous redonne des nouvelles en 2013 à ce sujet, si bien sûr les Mayas se sont trompés, et que la fin du monde ne sera pas en 2012. Je vous reparle de ce thème une autre fois, un thème fascinant que je n’ai pas fini d’explorer et d’apprécier tous les jours! D’ailleurs, j’ai visité la capitale Maya en fin de semaine, Tikal, et WOW!

Bonne semaine!

Jennifer